C.'iie bétel
LE CHEVALIER
Regarde! elle a la tête garnie de cuir.
MARION
El où allez-vous?
LE CHEVALIER
En rivière.
MARION
Robin n'esl pas si beau que vous, mais qu'il a plus île gaielè : il émeul toute notre ville quand il joue de sa muselle.
LE CHEVALIER
Or dites, douce bergerelle, aimeriez-vous un chevalier?
MARION
Beau sire, tenez-vous en arrière. Je ne sais ce que valent les chevaliers; mais de tous les hommes du monde, je ne puis jamais aimer que Robin. II vienl ici le soir cl le malin, vers moi, lous les jours et par habitude, ici il m'apporte de son fromage : encore en ai-je dans mon sein, el un grand morceau de pain qu'il m'apporta à l'heure du dîner.
LE CHEVALIER
Or dites-moi, douce bergère, voudriez-vous venir avec moi jouer sur ce beau palefroi, le long de ce bosquet, dans ce vallon?
marion au Clieva.ter.
Aïe, sire, reculez voire cheval, il s'en faut de peu qu'il ne m'ait blessée. Celui de Robin ne rue pas. quand je vais après sa charrue:
LE CHEVALIER
Bergère, devenez mon amie el laites ce dont ja vous prie.
marion au Chevalier.
Sire retirez vous d'auprès de moi : il ne vous convient pas d'être ici. II ne s'en faut de peu quo votre cheval ne m'aie frappée. Comment vous app.lle-t-oii?
LE CHEVALIER
Auberl.
MARION
Vous perdez voire peine, sire Auberl, je n'aime-