SCÈNE XIII
AURÉLIEN, CLOTII.DE.
M'OELlEN. (.1 la parle de la salle, à part.) Mettons ce sac derrière celte porte. (// s'avance.)
Ci.0TU.DE. Parlez, ami. Par quelle étrange cause êtOS-vous sous ce déguisement de mendiant? et pourquoi, à dire vrai, avez-vous tiré mon manteau en arrière? Parle/.
AURÉLIEN. Chère dame, si vous voulez savoir notre secret, conduisez-nous en un lieu sur pour l'entretien que vous nous accordez.
CLOTU.DE. M'est avis que vous pouvez ici même parler tranquillement : vous n'y verrez venir ni aller àme qui vive.
aurélieji. Dame, mon cher seigneur Clovis, guerrier très-puissant, el assez pour être roi de France, m'envoie vers vous. Il lui plail de vous avoir pour femme; et dans son désir devons voir avec lui, voici, daine, qu'il vous envoie, comme don d'amour, sans en dire davantage, son anneau d'or auquel il tenait beaucoup, et les vêlements dont vous aurez à vous parer à l'heure d'être son épouse. Je vais vous donner toutes ces Choses. (Il va chercher son sac.) Eh! gare! qui m'a pris mon sac? il était en cet endroit. Y a-t-il ici quelque ennemi? Ai-je tout perdu?
CLOTILDE. Mon doux ami, je vous vois ébahi et moi fondu, ce me semble. Qu'avez -vous perdu? ditesle-nous clairement.
AURÉLIEN. Ma dame, j'avais laissé ici un petit sac; ei sachez bien qu'il renferme ce que je complais vous présenter et ce que monseigneur vous envoie par ce grand amour.