LES CU EV ALI EUS EHANCS
le troisième chevalier. Notre requête est obtenue; en route , donc; allons mettre en selle notre épousée.
aurélien. Dame, votre monture est prèle ; ne vous inquiétez pas, vous avez en nous une bonne escorte.
clotilde. Merci, mes doux amis; et un temps viendra, j'espère, où vous serez récompensés ; je le pourrai quelque jour.
aurélien. Seigneurs, écoutez-moi : depuis deux jours j'ai appris par une voie sûre que le roi Clovis a quitté Paris et s'est rendu à Soissons. Laissons donc le chemin de Paris, et avec nos chevaux, gagnons tout droit la cité de Soissons.
le deuxième chevalier. Bien; tout le monde y consent. A cheval, pendant que nous pouvons encore.
le troisième chevalier. 11 faudrait, alin qu'il ne s'éloignât pas, donner au roi des nouvelles. Qu'en dites-vous?
aurélien. Oui, ma foi ! Mon doux ami, je vous supplie de vouloir bien, sans lui faire d'autres lettres secrètes, vous en aller devant nous et lui dire où nous en sommes.
le troisième chevalier. Soit, et je ferai en sorte de prendre l'avance ; songez à arriver le plus lot possible.
LE DEUXIÈME CHEVALIER. NoilS IclOllS taillque VOUS
entendrez parler de nous peut-être avant d'avoir fait vous-même votre message au roi.
le troisième chevalier, Bon, bon ; fou ou sage, je vous le dis, je ne cesserai pas de marcher que je ne lui aie parlé. Je vous laisse.
aurélien. En avant! A cheval, et suivons si bien notre homme que nous puissions bientôt l'atteindre et le trouver.