SCÈNE XXXI
LES MEMES, CLOV1S.
AiRELiEN. Monseigneur, salut au nom de Mahomet, notre véritable dieu, qui vous a prête tecours en maintes occurrences! C'est raison.
clovis. Soyez le bienvenu en notre maison, et avec vous tous ceux que je vois autour de moi. Ça! je vous en prie, répondez vite : est-ce la nièce de Gondebaut que je vois ici?
le deuxième chevalier. Oui, sire, sans plus de ilctour^ c'osl pllt?.
clovis. Demoiselle, soyez la bienvenue : j'ai une «rande joie de votre arrivée. Puisque vous devez être à moi et que je serai votre mari, je vais vous •couronner reine et maîtresse de France.
clotilde. Cher sire, pour le salut de votre âme, d'abord, et de la mienne ensuite, et non pas autreîDent, que votre désir soit rempli.
clovis. Allons, vite, seigneurs! ayez soin quelle soit mené^cn sa chambre là-derrière et paréecomme une épousée doit l'être, car je veux l'épouser sur S'heure. . ,..
aurélien. Sire, nous ferons sans délai ce qu il \ous plait de demander. — Dame , venez-vous-en •sans tarder en votre chambre, où nous vous mène- Tons, et puis nous reviendrons ici.
clotilde. Mes chers amis, qu'il soit fait entièrement comme vous le dites. — Quant à vous, Isabelle, suivez-moi, ma chère amie.
la demoiselle. Volontiers , dame , et avec joie. Passez devant, j'irai après; je vous aiderai à vous l:abLUer : c'est mon devoir.