SCÈNE XL
LES MÊMES, CLOVIS
aurélien. Cher sire, que Mahomet, divinité régnant sans lin, soit assez bon pour accroître en vous honneur, grâce et sens !
clovis. Mes amis, soyez tous les bienvenus. Eh bien! comment vont les affaires? Que dit Gondebaut de Rourgogne? dites-le moi.
aurélien. Sire, par ma foi! il ne dit que du bien; et il est revenu à la raison, car il vous a, sire, envoyé, à ce que je crois, la meilleure partie de son trésor en vaisselle d'or et d'argent, en grands sacs pleins de florins et en étoffes d'or et de soie riches et fines.
le deuxième chevalier. Et si vous m'écoutez, sire, vous saurez tout au sujet de ce trésor et de cet avoir : c'est que nous ne sommes point arrivés sans l'avoir apporté avec nous.
le troisième chevalier. Cher sire, il dit vrai, et il dous sera entièrement rendu sitôt qu'il vous plaira ce le demander.
Lovvis. Rien! Je le veux précisément tout de suite.
aurélien. Certainement il sera donné à ceux que vous enverrez. Prenez garde à ceux qui seront chargés de l'apporter ici.
clovis. N'en doutez pas , j'en agirai ainsi. Maintenant je veux, sans discuter davantage, que vous alliez souper et vous ébattre jusqu'à la nuit.
le deuxième chevalier. Allons- nous-en, qu'il ne soit pas fatigué de nous voir longtemps ici.