SCÈNE XIF
GUIBOUR, LES MOISSONNEURS.
premier moissonneur. Dame, c'est fini. 11 n'est plus lemps de se dédire.
Guibour. Seigneurs, vous l'avez mis à mort9 De quelle manière?
deuxième moissonneur. Nous n'avons point usé de russ, dame; nous l'avons si bien serré à la gorge
FEM
dictionnuiie des mystères
que nous savons, à n'en pas douter, qu'il est étendu mort.
guibour. C'esl bien, seigneurs, il me suffit; mais sans plus vous amuser céans, il vous faut l'apporter ici, nous le dépouillerons et le coucherons eu son lit, et puis je vous donnerai voire argent, et je vous enverrai à la garde de Dieu.
m i \n mi. moissonneur. Nous ferons ce que vous désirez, tout à l'heure de grand cœur.
in, i mu ii moissonneur. Dame, montrez-nous sans retard où vous voulez qu'il soit couché; nous vous en prions , dépèchez-vous avant que quelqu'un vienne.
guibour. Pour ne pas vous tenir plus longtemps, seigneurs, couchez-le sur ce lit, comme s'il dormait par plaisir. C'est bien, il est à mon gré. Tenez, ne soyez pas lents à décamper, afin que l'on ne vous trouve pas.
deuxième moissonneur. Cela n'arrivera pas tant que je pourrai me tenir sur nies pieds.
premier moissonneur. Certes, cela ne m'arrivera pas; non pas. Puisque nous avons de l'argent à dépenser, compagnon Seneslre, allons-nous-en d'ici sans plus attendre.
deuxième moissonneur. Allons-nous en, il n'y fait plus bon. A vous Mandot!