SCÈNE XXIV
les mêmes, moins la mère du roi , le roi.
le roi d'écosse. Je n'ai pu dormir tant j'ai chaud. — Qu'ya-l-il? Qu'avez-vous, Berlhckine, à pleurer ainsi? Par amitié dilis-le-moi.
la fille. Sire, j'ai bien sujet de pleurer cl d'être triste ; je crois que l'on ne me chérit pas beaucoup,
Fil.
Fil.
le noi d'écosse. El qui? diles-le-nmi sur-lechamp; je veux 'le savoir.
la pille. Sire, je ne me plains de personne; niais ma chère dame, voire mère, m'a demandé fori aigrement d'où me venait la présomption, à moi, fille effrontée, de; me croire aimée de vous. Certainement, mon doux seigneur, jamais je n'y pensai, Dieu le Bail, l'ignore pourquoi ma dame me liait; mais, bien en colère contre moi, elle m'a appelée manchoue ei m'a reproché que l'on ne connût pas l'auteur de ma race, qui il est ou qui il peut être. Ces paroles me font un mal tel que le cœur nie fond en larmes tout entier au ventre.
le roi d'écosse. Par ma lèle ! avant que le terme de huit jours, non pas de six, se paise, si je vis, vous aurez une position et un nom à souhait. Oubliez de grâce ce qu'elle vous a du, douce Berlhekine; je vous ferai reine d'Ecosse, par la foi que je dois à Dieu !
la fille. Sire, je suis de trop liasse exiraction : une position pareille n'esl pas faite pour moi. Que diront vos barons, si vous prenez une estropiée,? ils diront que vous èles fou.
le roi d'écosse. Dame, quel que soit celui à qui cela déplaise, je vous aime d'un amour tel que cela sera fait sans relard.