SCÈNE XXXV
LA fille du roi, ses femmes.
la fille. Demoiselles, sur mon àme! je crois que je me meurs, lani je suis malade! J'ai le cœur si làible et si affadi qu'il me manque , ce mal m'a pris subitemeni I Que ferai je ? Dieu ! les reins ! Dieu !
P.econforiez-moi, Dame des cieux : je souffre trop.
la première demoiselle. Avant que ce mal n'augmente, ma dame, appuyez-vous sur moi et venezvous-en vile : je vois que certainement vous êtes en travail. Allons! entrez sans balancer et tout de suite dans voire chambre.
la ni le reine. Dieu, le ventre, Dieu, las côlés ! Je sens Irop d'angoisses el Irop de douleur. Ami de Dieu, sire saint Jean, et vous, bonne Mère de Dieu, lirez-moi de ce supplice. Certes, je meurs , j'ose bien le dire. Dieu! maintenant le mal me prend au dos. Que pourrai-je faire?
la deuxième demoiselle. E!i , douce el bonne Vierge, port de salut pour les égarés, envoyez-nous voire grâce et secourez notre maîtresse de le. le sorte que Dieu el vous, Daine, vous puissiez en èire honorés.
la fille. Eh, Mère du très-doux Roi de-i cieux ! maintenant je suis à ma fin, je le vois bien. Douce Vierge, reconfoi lez-moi, je vous en prie.
la première demoiselle. Allons, paix, de par le Fds de Marie! Dune, cessez de crier. J'ai bâte de parler. Savez-vous ? Demandez quel enfant avez- Vuus? car il est né.
la fille. Puisque Dieu m'a donné un enfant, je désire fort savoir quel il esl, fils ou fille: diles-m'en la vérité, ma chère amie.
la deuxième demoiselle. Dame, faites-nous bon visage, car vous avez un Irès-beau fils, que voire cœur en soit sur et certain : regardez ici.
la fille. J'en remercie la Vierge. Certes, je l'ai bien acheté. Couchez-moi vite, car. en vérité, je tremble toute.
la première demoiselle. Voici tout prêl le lil (n'en douiez pas, ma daine,) où je vous coucherai. — Tandis que je l'endormirai, Yolande, allez sans retard dire à Lembert qu'il aille tout de suite à Saint-André dire au ii'''^ d'hôtel que nous avons (qu'il n'en doute " un (ils nouveau-né.
la deux te rervutLE. Je le ferai de grand
cœur.