SCÈNE
l'empereur, l'impératrice, chevaliers romains, DEMOISELLES, SERGENTS D'ARMES, L X PRETRE.
l'impératrice. Mon cher seigneur, que i>ietitoutpuissanl vous rende la santé, ainsi que je le désire ! Combien je suis en peine de vous voir depuis si longtemps alité par celte maladie. J'ai bien de l'ennui.
l'emperecr. Dame, j'espère que Dieu m'enverra bientôt du réconfort et apportera allégeance à ma cruelle maladie, je le sens et le vois bien. Agissez sagement, prenez compagnie et allez à l'église. Là ■vous prierez Dieu de tout voire cœur qu'il mette lin à mon mal et qu'il nie donne la grâce de faire necore quelque cliose qui nie soil compté comme nu mérite et qui acquitte mon âme envers lui de tous mes péchés.
brun, premier chevalier. Madame, il dit bien, et sachez qu'en cela vous ne pouvez mal faire. On va prononcer un sermon, bien à propos pour vous. Allons sans larder, je vous le conseille.
l'impératrice. J'y consens de tout mon cœur. — Allons! Morin, marchez devant; faites débarrasser le chemin, de manière à ce que nous puissions nous niellre en roule.
le premier sergent d'armes. Volontiers que Jésus me voie! — Allons, relirez-vous loin d'ici, (si vous ne voulez) que nia masse ne vous frappe à coups redoublés.