L'IMPÉRATRICE, BAUDOUIN
l'écdtjee. Ma dame, que Dieu par sa puissance
vous garde d'ennui et de chagrin ! Mon seigneur vous mande de souper sans l'attendre; car il est occupé de (elle manière qu'il ne peut venir aujourd'hui. Pour l'amour de Dieu, ne trouvez pas mauvais s'il ne vient pas ici.
l'impératrice. Dis-moi quelle affaire le retient, cl qui peul l'occuper au point de l'emoécher de venir souper avec moi. .
l'éclïer. Dame, par la foi que je vous dois, puisque vous voulez que je vous le dise, il est couché dans son lit, coi e s'il était atteint d'une
maladie grave. J'en ai le cœur navré. Il ressemble à un déterré, tant il est fondu el amaigri ! Ma chère dame, j'en ai le cœur bien chagrin.
l'impératrice. Sur mon âme! le mien éprouve tant de douleur de ces nouvelles que je ne puis l'exprimer. — Baudouin, ne demeurez plus ici; allezvous-en , et gardez soigneusement voire maître.
l'éclïer, Dame, je ferai de bon cœur votre volonté.