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DICTIONNAIltE DLS MYSTERES.
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a voire avis, n est-il rien qu'on unisse se procurer pour il' l'argent, cl qui vous rendrait la santé? Si vous connaissez un remède, je vous en prie, indiquez-le-moi sans relard; car s'il esl rien que je
puisse faire pour vous, s;ms manquer à n:on honneur, je le ferai très-volonliers. Allons, cher sire! pendani que nous sommes ious deux seuls, ouvrezmoi hardiment voire cœur.
i.e it.i be. Ali ! madame, vous èies le seul médecin île nia maladie, bien que je suis blâmable de parler.
(Ici il se pâme.)
l'impératrice. Sainte Marie, il est pâmé ! Je veux lui soutenir la lèle jusqu'à ce qu'il soit hors de cet étal. Le voilà revenu de son évanouissement. — Mou d'ère, sans farder, dites-moi, pour l'amour de Dieu! qu'est-ce à dire que je suis le médecin de voire mal '! Je ne vous comprends point.
le frère. Dame, puisque vous le voulez savoir, l'amour que je ressens pour vous m'a mis en un tel étal que j'en suis tombé malade: car je vous aime plis (pie moi, et je désire tellement vous posséder que, si vous n'usez de miséricorde à mon égard, je ne sortirai jamais d'ici que mort.
l'impératrice. Frère, pensez à vous rétablir, et consolez-vous; prenez voire mal en patience, ne vous en chagrinez plus; et aussi pour que j'aie un ami, délivrez-vous de celle inquiétude. Nous devons naturellement nous entr'aimer, ei nous donner l'un l'autre le lilre d'amis. Je n'en dis pas davantage, pensez à vous. Je m'en vais; adieu, cher sire. — ■ Allons! parlons.
LE PREMIERCHEVALIER. Allons, dame. Tour l'amour de Dieu ! à voire avis, comment va-t-il? Il me semble élie bien amaigri de la face.
l'impératrice. Son maL a jusqu'ici empiré plus qu'il ne fera, je crois ; s'il plaii à Dieu, il sera bientôt en bonne santé.