LE DEUXIEME LÉVITE
Il n'csi rien de pelii qui serve au sacrifice. Pour y contribuer de mon foible pouvoir, le le pieu, ie le remis et ie fay mon debvoir ; Prenez-le de ma main pour l'oll'i ir au grand prosbtre.
LE PREMIER LÉVITE
Ainsi , chascun de nous servira le grand-maislre.
{Il présente l'encensoir à Zacharie el dit :) Vénérable vieillard, prehsire qui va offrant Les \ceux de toui le peuple au gr.md Dieu tout-puissant.
Que ces vœux puissent avoir et prendre un tel essor Que fera la fumée qui de cel encens sort ! Puisse-lu réussir en la jusle entreprinse, Impétrant la faveur du ciel pour son église!
L'ange s'avance alors : ses ailes sont dorées ; sont front est ceint d'un diadème ; il lient une palme de la main droite. Voici l'écriteau qu'il porte :
Ne timeas, Zacharia, exauriita est deprecalio tua ; Elisabeth, uxor tua, panel tibi filium et tocabù nomen eius loannem.
Il s'adresse à Zacharie :
Rends grâce au tout-puissant de toutes ses bontés, Qui gousle ion encens, qui reçoit ta prière. Il veut que par ma voix cl par mon ministère Tu descouvres auiotird'huy ses saincles volontés. Rieutosl Elisabeth, de son ventre fécond, Par l'effort d'une main qui n'est point raccourcie. Accouchera d'un fils, précurseur du Messie, Qui dans tout l'univers n'aura point de second. Dieu seul de ses vertus verra la profondeur. Tu le nommeras lean, qui vent dire la Grâce. A relie du Sauveur il fera f.iire place, Et preschera partout son règne ci s? grandeur.
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JEA
ZACHAMK.
Sacré légal du ciel, comment pourra-i-i estre Qu'Elizabeib, ma femme, vieille et sexagénaire,
Puisse produire un fniicteu l'hiver île ses ans, Puisque le feu d'amour est esleiul au-dedaus, Oue sou temps esl passé et qu'elle ne prétend plus Ce que du mariage l'on souhaite le plus'.' i 'ange.
Incrédule! ose-m doubler de la puissance De i eiuy qui régit le destin des humains, Uni ileslruil, quand il veul, l'ouvrage de ses mains; Qui fait et déliait tout par si seule présence? Ce mut eu mesine temps l'afflige et le console. Des promesses de rien les yeux verront l'euVcl; Puisque lu n'as pas cru tu deviendras muet; Mais ton (ils, eu naissant, le rendra la parole.