LE SAUVEUR
.ci, mon précurseur, ie demande la main, Pour recevoir de loy la grâce du bapiesme. Ce sont tous mes désirs, c'est le bonheur extrême. Lave-inoy, lave-moy dans ces eaux du lourdain.
SAINCT IEAN
Mon tout aimable agneau, qu'attendez-vous demoj? Ces eaux ne purgent pas celuy qui les rend pures, El la purelé même a-l-elle des ordures? Baptiser mon Dieu! C'est donc vous que ie voy! Qu'attend un grand sedeil d'un si sombre (lambeau? Ee- roys à leurs snbiectsdoibvcul-ils des hommages ? Est-ce par un captif qu'on sort de l'esclavage? Et (pie peul emprunter la source du ruisseau? (S' ci dressant au peuple.)
Peuples, venez et accourez a mon Sauveur et mon Dieu, et retirant vos espris des pensées basses et ravallées des créatures, employez-les à méditer et adorer la vie et doctrine de mon Sauveur; venez aux eaux, mais aux eaux du baptême, venir l'agneau sans tache, qui venst eslre lavé pour vous purifier et vous laver. Voilà la vérité éternelle.