‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 549 sur 1429 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

tout LE r.nOEL'R, ensemble. Staluitet Dominus (18."»).

JULIEN ( Saint ). — De Beaiichamps ( liecherches sur 1rs théâtres de France; Paris, 1735,jtj-8\ 3 vol., t. 1", p. 227) donne, dans une liste de mystères, )° la mention de la Vie dt saint Julien, fui. 91, el 2° p. 228, un peu plus bas, il cite lu légende de saint Julien.

JUSTICE ( La ). — On n'a pas de manuscrit oriyin.nl du petit drame de la Justice.

L'âge de celte pièce est fort incertain; il semble qu'elle remonte ou motus au xr siècle.

M. l'abbé de Laruc en a cilé une copie du xit' siècle liés- altérée, et qui, conservant h peine la forme dramatique, a évidemment étiS retravaillée par des mains étrangères ; c'est celle de la Bibliothèque impériale qu'il attribue à Guillaume Herman. Au xnr siècle, on le retrouve dans un manuscrit du Muséum britannique, sous le nom d'Etienne de Langton. M. Paulin Paris, sous la date de ce même xin* siècle, en cite une autre copie de la Bibliothèque impériale, qu'il veut être une œuvre originale de Robert de Lincoln.

Parmi les œuvres de I). Eurique d'Aragon, marquis deViliena, qui viva't au xv* siècle, on trouve une pièce dramatique intitulée : La Justice, la vérité, la paix et la miséricorde. Nasarre dans son Prologue aux comédies de Cervantes, Velasquez d.'.ns ses Origines de la poésie castillane et D. Eug. do Ochoa dans son Trésor du théâtre espagnol, en ont fait mention d'après la chronique de Fernand d'Aragon de Gon/.alo Carcia do Santa Maria.

L'abbé de L:irue n'hésite pas à croire que Guillaume Herman est l'auteur du débris du xii' siècle que conserve le manuscrit 25G0 de la Bibliothèque impériale. « Ce poète, dit-il, n'a travaille que sur des sujets de morale et de religion; ses talents lui méritèrent la protection de l'impératrice Malhilde, fille du roi Henri I", et l'estime des hauts dignitaires de l'Eglise d'Angleterre : du moins il a traité plusieurs sujets à leur sollicitation, mais nous ne pouvons rien dire de sa famille, parce que dans ses ouvrages

il ne fait connaître que son prénom En

nous nommant les personnages marquants pour lesquels il écrivait, il nous apprend par là même qu'il vivait dans le xn' siècle. » ( L'abbé de Larue, Essais Itistor. sur les bardes, 1rs jongleurs et les trouvères normands el anglo-normands ; Cacn, Mancel, 183'», in- 8", 3 vol., t. Il, p. 270.), Outre une Vie de

de M. l'abbé La Rouhebie, Li-Jus saint Mcolai par

Jehan liolu.l., publie pal la So ielé des bildloph le*

français; Paris, m v, l'ièce's jointes, «le , p. II8.J

Tobie, tes Joies de Noire-Dame, les Trois mois de t'évéque de Lincoln, l'Histoire de la Madelaine de Marseille, et un poëme sur la mort de la sainte Vierge, dont le titre seml)le avoir été la Genesis et la mort de Notre- Uame sainte Marie, et un Roman des Sibylles, on a de lui une espèce de^ pièce dramatique dont le sujet est pris d'un passage du Psalmisle

« Cet ouvrage du poêle Guillaume (Herman) est une espèce de pièce dramatique qu'il travailla à la demande de Guillaume, prieur de Kenilworlh. Le sujet est pris d'un passage du Psalmisle : La justice et la paix se sont embrassées ; la miséricorde et la vérité se sont réunies. Les quatre vertus sont quatre sœurs suivant le poêle ; après la chute du premier nomme, elles se réunissent devant le trône de Dieu; la vérité et la justice plaident contre le coupable, la miséricorde et la paix prennent sa défense. La promesse d'un Sauveur, qui satisfera pour l'homme à la justice divine, met d'accord les quatre sœurs et termine la grande question du salut du genre humain. » (L'abbé de Lahue, Essais hist. sur les bardes, les jongleurs et les trouvères normands et anglonormands ; Caen, Mancel, 1834, in-8% 3 vol., t. Il, p. 279.)

Mais ce fragment, tout en étant l'œuvre évidente, selon M. l'abbé de Larue, de Guillaume Herman, ne serait qu'un épisode, retouché particulièrement, de la Vie de Tobie du môme auteur.

Quant au poëme conservé dans .e manuscrit de la Bibliothèque de la Société royale de Londres (Ms. de Norfolch, n° 292), l'abbé de Larue lui donne pour auteur Ktiennede Langton qui vécut, enseigna à Paris, fut archevêque de Cantorbéry en 1207, et dans la suite cardinal du titre deSainl-Chrysogon. Le même manuscrit renferme , outre le poëme de la Justice, un sermon latin qui débute par un couplet en langue romane du Nord.

Ces deux attributions de l'abbé de Larue sont infiniment spécieuses; néanmoins elles ont été adoptées par de Roquefort, M. Magniu et M. O. Leroy.

L'abbé de Larue cite de l'œuvre d'Etienne •le Langton les deux fragments suivants:

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