‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 556 sur 1429 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

les juifs eu roule pour consoler es sœurs. Allons auprès de Marie et de Marthe, pour entendre leurs

plainles. parlager leur douleur, et aillant qu'il nous sera possible, consoler leur désespoir à cause de leur f: ère.

■arig et MARTHE, en présence des Juifs à l'agonie de Lazare, Qu'il a lardé, notre unique refuge, noire unique espoir! Il est trop lard! Hélas! hélas ! nous l'avons attendu en vain. La volonté de Dieu élaitclle doue qu'il ne fût pas guéri? Noire frère se meurl; son rorns est soumis a la loi de dissolution mortelle. Quel malheur loaibe sur nous, et comment supporter la vue d'une fin si pénible et si cruelle ? (.lier fière, frère hien-aimé, tu as déjà subi la funeste loi delà mort, lu nous as laisser s, cti'est à cause dit péché du premier hunine que lu as mérité le tourment de ce péché un verset.

les juifs, les consolant. Ne vous courbez pas sous une telle infortune dans de lels événements, il v a toujours quelque consolation. Nous sommes venus nous I iilieuier avec vous, mais, à notre sens, ce n'esl point aiu-i que doit èlre pleuré le défunt. Nous sommes lous moi tels ; le glaive de la mort fait sentir sa pointe chez to is les peuples. Nous n'arrivons à la vie qu'à la condition de la mort, et il faut quitter un jour la prison honteuse de la chair. Aussi pourquoi pleuri r le irépasd'un fiè:e aimé? il faut se réjouir de sa délivrance. Il esl quille de bien des supplices, il vient d'échapper à tous les maux que les autres ont encore à subir.

les soeurs. 0 bon Itère! comme lu nous laisses irisles et désolées aujourd'hui! Que dire? Nos ennemis vont nous assaillir sans cesse, nous dépouiller de nus biens. Cher frère, Lazare aimé, nous pleurons avec lui noue intérieur si dissemblable désormais. Nous pommes jalouses de la mort qui l'a aria lié a nous et ne nous a pas emportées avec loi. les juifs. Sans doute voire frère ne lèvera plus son bouclier pour vous dans les as-auts de vos ennemis, mais il ne vous a pas abandonnées sans appui; le souverain Père sera désormais votre protection. Ne voyez-vous pas que tel éiail le bon plaisir de Dieu, et que lui même a voulu lu mort de voire frère. Que peut notre misère contre la volonté et la puissance du Seigneur? Prions-le bien humblement d'accorder la vraie vie à l'âme de votre frère, afin qu'il .-oit placé sur les trônes des cieux, dans la fcliciié et U repos éternels.

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