SCENE I
l'empereur lothaire, othon, son neveu,
CHEVALIERS
l empereur lothaire. Ollion, cher neveu, qiinnii je pense à voire avenir, je considère surtout que vous êtes sans compagne et sans héritier. Vous aviez une femme de renom , de bien et de vertu, mais la mort, chacun le sait, vous l'a prise : cet état m'ennuie et me déplaît fort : je vous conseille donc, mon neveu, en un mot, de vous remarier.
othon. Sans vous dédire ni contrarier, cher oncle, votre volonté, je n'ai pas le cœur très-enclin à cela; et pour le moment, sire, je ne connais aucune dame que je puisse prendre pour épouse.
l'empereur. Neveu Olhon, j'en sais une très-convenable, que nous irons cherche*; aussi bien me faut-il avoir la guerre avec son père qui lient l'Espagne. Si je prends et gagne le royaume, je vous donnerai sa fille pour femme , et je vous ferai roi d'Espagne et elle reine.
othon. Si tclleest votre volonté, cliersire, j'y consens aussi. Quand voulez-vous partir d'ici pour y aller T
l'empereu». A l'instant même, sans parler davantage; car ayant, je vous le déclare, depuis plus d'un mois, fait prévenir mes hommes, j'ai déjà en avant beaucoup de monde : c'est pourquoi il faut que je me hâte de les suivre.
le premier chevalier. Nous vous suivrons de si près, cliersire, n'en doutez pas, que nous sertns les premiers de voire armée.
l'empereur. Alors, mes clicrs amis, en route.