LES MÊMES, ALPHONSE
lotart, sergent d'armes. Mon cher seigneur, sans plus de discours, voici une parlie de vos homgeois qui tous sont venus en hâte à votre commandement.
Alphonse. Seigneurs, vous allez savoir pourquoi je vous appelle. J'ai dessein de vous lais>er ma li lie en garde, pendant un voyage auprès de mon frère, à Grenade, pour lui demander aide et secours contre l'empereur Lnihaire, qui vient sur moi eu armes, et qui, je ne puis le taire, m'a fait défier. Je vous prie don : tous, quoi qu'il arrive, de garder soigneusement la ville, el ma fille aussi, spécialement.
le deuxième bourgeois. Sire, ne soyez pas inquiet à ce sujet : nous ganterons bien voire fille, et nous défendrons la ville contre quiconque.
le troisième bourgeois. Nous agirons comme pruu'uouimes doivent agir.
le quatrième bourgeois. Sire, pour l'amour de Dieu le débonnaire ! puisque vous nous laissez.au moins pensez à revenir ici promptement, si c'est possible.
Alphonse. Le plus lot que je pourrai me mettre en roule, mes amis, sans faute je reviendrai ici même, quoi qu'il arrive.
le deuxième chevalier d'alphonse. Sire , allonsnous-en à la garde de Dieu, sans plus séjourner ici ; en sorte que nous puissious revenir bientôt en force.
ALPnoNSE. Mes amis, soyez diligents à vous garder el à bien vous défendre, s'il \ieiit quelqu'un qui veuille vous aiiaquer. Je n'ai maintenant plus rien à dire, sinon que je vous recommande à Notre-Seigneur. Adieu.