SCÈNE XVI
l'empereur et sa suite, la fille du roi d'espagne.
le premier ciievalieb. Sire, nous nous sommes acqiiillés (de votre commission) : voici la lille du roi Alphonse, que nous vous amenons tous deux comme prisonnière.
l'empereur. Diles-moi la vérité; ma chère amie , où est votre père?
la fille. Dieu ait pitié de ma mère! Vous parlez de mon père, sire; sans doute, il est allé en Grenade, car il me dit qu'il y allait, sire, quand il me laissa ; sinon , je ne puis en donner d'aulre nouvelle.
l'empereur. Othon , mon neveu , venez ici. Prenez pour femme celle jeune fille qui devient ainsi dame ei reine. Vous serez roi d'Espagne , mais vous tiendrez de moi votre royaume : c'est mon idée. Allons! rendez-vous vile, sans attendre davantage, dans la chapelle de céans et épousez-la : c'est ma volonté. 11 y a des prêtres tout prêts. — El vous, seigneurs, allez après eux; vous ramènerez ici l'épousée, quand la messe sera finie. Faites vite.]