‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 623 sur 1429 · SCENE XXVIII · texte numérisé non relu

SCENE XXVIII

tA FILLE DU ROI ALPHONSE, LA DEMOISELLE.

la fille. Eglantine, j'ai très-grand'soif. Allez me chercher sur-le-champ des pommes et du vin, et apportez-les-moi vite ici, je vous prie.

la demoiselle. Madame, j'y vais sans relard. — Voici du vin et des pommes que j'apporte. Maintenant, dites, voulez vous que je vous eu pare une que vous mangerez? el après, Dame, vous boirez de ce vin-ci.

la fille. Oui, je veux le faire eomme vous l'avez dit.

la demoiselle. Vous serez obéie. Tenez donc et mangez : elle est de Caleville blanc, el je l'ai bel et bien parée de.mon m. eux.

la fille. Allons! je veux essayer si, quant à la saveur el au goût, elle esl bonne. Verse, verse, donne-moi à boue : j'ai très-grand'soif.

la demoiselle. Volontiers el de grand cœur. Tenez, Madame,

la fille. Sur mon ftnie! il y a longtemps que je n'eus si grand'soif comme toui à l'heure

la demoiselle. Je vous crois bien. Dieu me garde! A votre santé, s'il plail à Dieu! Si vous en voulez davantage, je verserai.

la fille. Non pas; mais je veux aller reposer; car, en vérité, je crois que ce vin m'csl déjà monté à la tèle.

la demoicelle. Dame, à voire volonté! venez, et je vous accompagnerai. Allons! je vous laisserai reposer tout à voire aise.

la fille. Vous dites bien : maintenant, laissezmoi; allez- vous-en.

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