‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 660 sur 1429 · PAPHNUCE, ANTOINE · texte numérisé non relu

PAPHNUCE, ANTOINE

Antoine. Quel bonheur inespéré ! quelle joyeuse venue ! n'est-ce pas mou frère et mon collaborateur en solitude, Paphnuce ? C'est lui-même.

paphnuce. C'est moi, en effet.

des formules de pieuse courtoisie, avec lesquelles devaient s'aborder et converser un abbé el mit abbesse dans le siècle et dans la patrie des Oibons. t>.)

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*ntoine. Vous êtes le bienvenu, mon frère, voire bonne arrivée me comble de joie.

paphnuce. Je no sois pas moins beiircnx île vous voir que von» de on arrivée.

antoi.nl. Ei ijuel motif si favorable, si agréable pour nous, vous a tiré de voire retraite 1

papunuce. Je vais vous le dire.

ANTOINE. J'alleilds.

paphnuce. Il y a |>lus de trois ans, il y avait, non loin de nous, une courtisane nommée Thaïs qui, nuu-suulemeul s'elail donnée lonle entière a la perdition, mais encore ne se faisait faute d'eiilrainei bien des gens avec elle à la mort.

Antoine. 0 déplorable audace !

paphnuce. J'allai la trouver sous les dehors d'un

amant. Tauiôl j'amenais à i son aine lascive par

de tendre* ei douces renioutranc s, et tantôt, par de terribles représentations ei des menaces mêmes, je lui fais h* p sur (22(j).

ANroi\E. Ces tempéraments étaient faits pour sa faiblesse.

paphnuce. Elle faiblit enlin, et repoussant ses réprèhensibles habitudes, elle se voua à la chasteté, et se laissa enfermer dans une très-étroite cellule.

ANTOINE. Ce récit nie cause lanl de satisfaction que toutes les fibres de mon cœur en oui tressailli île joie.

pai'Iinuce. Bénie soil votre sainteté! Pour moi, je serais au comble du bonheur de celle conversion, si je n'étais troublé par quelque inquiétude. Je crains que la ilé ca.esse de c ne fe.nme ne puisse supporter une bien longue pénitence.

Antoine. La vraie chanté a toujours pour coinpag ie. la pieuse compassion.

papunuce. Aussi je sollicite votre charité. Vous cl vos disciples, veuillez, unis de cœur avec moi, prier jusqu'à ce que le ciel nous lasse connaître si la bonté et la miséricorde de Dieu sont indulgentes pour notre peu i lente et attendries par ses lai mes.

Antoine. NoiIj conseillons bien volontiers à voira demande.

papunuce. Sans doute, Dieu vous entendra, dans sa clémence.

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