LA MÈRE DE DIEU, LE CHOEUR
le DEMi-citoEER. O Dame, nous avons reposé sur la terre, couchées, pêle-mêle, jeunes, vieilles, vierges, nos tètes appuyées confusément sur le sein de nos compagnes ou appuyées entre nos mains sur nos genoux, el nous avons arraché au sommeil au moins quelques heures. M lis vous, vous n'avez pas dormi, votre corps n'a point pris de repos; cctio nuit tout entière, vous l'avez consumée dans les gémissements, dans l'accablement de vos maux, et l'oeil ouvert, vous avez marché sans cesse autour de nous. El combien de temps encore voulez-vous donc demeurer ainsi, sans sommeil, le regard fixe. L'aurore luit, la rue esl foulée déjà par les pas des habitants qui se répandent en tous lieux; le sohi1, s'élevaul au-dessus de la terre, répand l'éclat du jour, lance ses rayons el embrase le sol.
LA mère «e dieu. Mon Fils mort . dans son sépulcre, ne dois-je point pleurer et gAmir, jusqu'à ce que je l'aie vu hors du tombeau! Comment lo sommeil appesantirait-il ma paupière ?