SCÈNE XXVIII
LA MÛRE DE DIEU, LES CIIcEfUS.
la mêle de dieu. Voici la cliuie « I ii jour. Aitendoiis encore en paix ici, à cause des gaules. Car qui oserait s'aventurer au milieu des rangs ennemis, dans les ténèbres, pour aller répandre des parfums? el qui arriverait sans péril? Pourtant, tel qu'un éc.laireur, quelqu'un des plus ardents disciples du Seigneur a dû s'approcher du monument. Oui, certes, il faut que quelqu'un aille loin auprès. Car s'il était certain que nul piège ne nous est tendu , demain, au lever du jour, nous i rions auprès de ce tombeau, prison de la vie, pour oindre, selon nos usages, le corps du mort; nous i lions ensemble : tel est mon avis. Mais si, au contraire, nous apprenons oucluuc machination de nos ennemis , nous aiieu-
drons en paix un jour plus brillant. C r il n'est mit lemenl besoin de parfumer ce corps étendu. Ce n'est pas d us les sombres horreurs du sein de la terre que la corruption envahira le corps du Verbe. L'Enfer, qui dévore loin, ne pourra retenir son esprit. Il a subi la mort do sa propre volonté, n'ayant rien ;i se reprocher, pour enfermer justement h mort dans ses propres noirceurs! El comment eet Immortel, né d'un Immortel, serait il sous le coup de la mort, qui ne règne qu'aux enfers! A mon avis, c'est lui, au contraire, qui va en emporter , comme son butin, tous les hommes qu'elle y aval conduits, el qu'elle avait entraînés dans ce ténébreux séjour.
le chœur. Bien, bien. Mais d'abord il faut aller aux informations. Envoyez quelqu'un au plus vile, ensuite vous parlerez plus en paix, el vous me verrez prèle à tout supporter à vos côtés.
la mère de dieu. Soit. Or, laquelle de vous, jeunes filles, préseules ici, ose aller explorer dans l'ombre les abords du tombeau? Laquelle me rendra ce service? Car il n'y a ici aucun des disciples du Seigneur» tous ont fui la rage meurtrière du peuple. Mais probablement la fureur des Juifs n'est pas acharnée ainsi contre twus lous; ils prisent peu noire sexe, leur audace insensée persécute surtout les disciples.