SCÈNE XXXIII
LA MÈRE DE DIEU, MADELEINE, en route.
la hère de dieu. Ah! ah! mon Fils! le voici ce troisième jour désiré, ce troisième jour aiiendu de vos amis. Que mon espoir soit satisfait , et que ce jour suit le dernier des miens! 0 mon Fils, 6 bien -aimé, être divin, vais-ie vous voir, après l'excès de mes malheurs? Quand vous verrai-jé, 6 mon Fils? Dieu veuille vous montrer à moi avec le jour! Accourez , laissez les retraites des morts el les pories de ces ! eux, où le diable est craint, et qui ont vu enfin , pour la première lois, la clarfé des eieux, par votre présence dans leurs profondeurs. Venez, venez. Apparaissez, prévenez l'aurore. 0 Dieu, Dieu du «.ici , vous êtes présent partout.
Madeleine. Ah I je vois le loiiibeau sans gardes ! Qu'y a t-il ? Les soldais seraient-ils cachés quelque pari en ciubusc.iile?
la mère de dieu. Peut-être ont-ils nié lilé contre nous quelque chose! Leur troupe est hardie, sirtoui aujourd'hui qu'elle dominé.
Madeleine. Que faire, sœur? Nous ne trouvons rien qui soit conforme à noire espérance. L'espoir nous quille.
la mère de dieu. Confiance! avançons. Peut-être nous retrouverons le Mort reprenant ses esprits? Celui qui a une sage confiante eu Dieu esl le meill'iir garde de sa sûreté. Marchons donc!, M.iis qui nous roulera la pierre ?
■M tilflehie court , la Mère de Dieu l : uil h (vin.)
m mu 1 1 \KE,'revenaut. Ah! ah! Roi imu'.orlel! quel événement terrible ! Comment a éié eu si peu de temps roulée la pierre? J'ai vu le tombeau du Seigneur vide. Je vous quille. Je vais dire aux di ciples comment a été enlevé le moi t. Je reviens à l'instant. O Vierge, je vous retrouverai ici avec les femmes.
(Elle s'éloigne.) la mère de dif.u. Bien , bien. Comme vous êtes revenue vile, amie? Moi, a la vue de celle pii rr • roulée hors de sa place, je suis glacée d'effroi. Ma s voyons. Comment celle pierre a- telle éié roulée eu si peu de temps de la porie au devant du sépulcre ?