XIX. Comme Anne fut mariée à Salomé
« Abias, toujours rapporteur de mauvaises nouvelles, vient apprendre à Barbapanter et Arbapanter que Cléophas venait d'expirer, et n'avait laissé de son épouse, Anne, qu'une fille, qui portail le nom de Marie, ainsi que celle de Joachim. « Eh bien 1 « il faut remarier promptemént la veuve,» dit Barbapanter.
ARBAPANTER.
Sans un chic!
Masculin en une maison Il n'y a rien de rime, ne raison ; Qu'il soit ainsi, je vous le preuve, H y a mainle femme veufve Qui pert ses biens à la volée, Par faiilte d'eslre mariée.
Une femme seulle n'est rien.
« Ils consultent entre eux quel est le mari qu'ils veulent donner à Anne en troisièmes noces; et ils s'arrêtent à Salomé. Ensuite ils vont en faire la proposition à Anne.
note une fois pour toutes les occasions oui se trouveront pareilles à celle-ci.
PAS
PAS
Vous sçavez < n i o je doy entendra \ faire voire bon plaisir, Pour ce scl.iii voire désir Soil rail.
AHB.VPA.NTF.lt à SalnlliJ.
Approchez nosire ayiné
sw.o.:É, irohième marg de Anne.
Quesse qu'il vous plaist?
« Barbapanler , qui parait partout un homme rude et brusque, dit à Salomé de ruoi il s'agit. Saloroé lui répond humblement que, comme il est persuadé qu'ils ne veulent que son avantage, il ne prétend pas y contredire.
BARBAPANTER.
Çà Aune, que voulez-vous dire?
A.NNE
Tout ce qu'il vous plaist.
Moy aussy ,
ajoute bien vite Salomé.
Or ne débaions plus cecy.
dit Abias. Enfin , après quelques exhortations réciproques de la port d'Anne et de Salonié, ils sortent tous pour conclure ce mariage. »