BER1TII
Ha! Sathan, vecy dure vie.
Puisqu'il convient cslre housses.
[Icy les bastent en Enfer, et on les élouffe dans un brasier [297].)
SATHAN
Haro Lucifer !
LUCIFER
C'est assés, Je leur pardonne la fortune.
ASTAROTU.
Passés, Ribaudailles, passés.
Haro Lucifer !
LUCIFER
C'est assc», Dyables mauldils, cessés, cessés.
CERBERUS
Encore auront-ils cette pruri».
SATHAN
Haro Lucifer !
LUCIFER
C'est assés.
le leur pardonne la fortune.
ASTAROTH
Je pense qu'ils en ont pour une, lia sont sonnés à grosse cloche.
Li.'CIFER.
Comment le va Sathan?
SATHAN
Je cloche, Descendre ne puis, ne mouler; Pourqiiny me fais-tu lormenter ï Hauldii esperit abhoininable.
fi'J'i) Ce jeu de théâtre ne se passait pas aux yeux des spectateurs Satan et son compagnon entraient dans l'enfer parla gueule du dragon qui en fermait la porte, el là, on les entendait crier et demander
Je fais mon devoir de leinpier :
Pnurquoy me fais-lu lormenter?
Où est cil qui se peut vanler Des Dyables, tant soil exécrable, Qui devant toy, el en la lahle Face plus d'atnes présenter.
Pnurquoy me fais lu lormenter, Mauldit esperit abhominable?
« Tu sais, ajoule-t-il, en s'adressant à Lti- « cifer, que je ne puis rien sur lui; et que « si nous n'y pourvoyons, il détruira notre « enfer; c'est pourquoi il faut songer à en- « voyer quelqu'un pour le tenter.
Car quant à mny, je ne scauroye Préseni y aller : car je suis Si lotmenié que je ne puis Aller ou venir plus avant , Plus n'en serai le poursuivant, Les gaiges y sont mal courtoys.