III. De la Mondanité de Magdulaine
(Cy aprit commence la Mondanité de lu Maydalaine . et est à nolter qu'été pourra chanter de choses [uic-'es à plairance, ce qui s'ensuit, et après le pourra dire sans chanter.)
« La Madeleine paraît à sa toilette, assistée de ses deux demoiselles, Pérusine et Pasipliée ; elle ne cesse île se louer elle-même sur tous les dons qu'elle a reçus de la nature, sur les richesses qu'elle possède et sur la vie gracieuse qu'elle mène ; ses demoiselles lui applaudissent en tout, et l'entretiennent d ins celte pensée. Elle, de son côté, ■semble vouloir continuer comme elle a commencé.
MAGDALAINE
Je vneil estre toujours jolye, Maintenir estai hault et lier, Avoir train, suyvir compagnie Encore Imy meilleur que liyer.
Je ne quiers que magnifier Ma pompe mondaine, et ma gloire.
Tant me vneil au monde lier Qu'il en soit à jamais mémoire.
J ay mon cliasteau de Magd.don, Dont on m'appelle Magdalaine, Où le plus souvent nous allon Gaudir en toute joye mondaine.
Et vueil estre de tous biens plaine, Tant que au monde n'ait la pareille El passer en plaisance humaine 'fout autre qu'à nioy s'appareille (308). [Maydalaine quiert tous /es sept péchés mortels, et premièrement.)