‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 826 sur 1429 · BARRABAS · texte numérisé non relu

BARRABAS

Je ne fais compie d'estrangler

Ung homme non plus qu'ling sanglur

De menger le gland par le boys.

disjias, bon larron.

Je deslrousse par les chemins Tous bons inarchans, el pèlerins.

Quant puis mettre sur eulx la pane.

« Avec ces louables intentions, ils continuent leur chemin. Geslas se vante de sou habileté à crocheter les portes, cl Barrabas de son intrépidité à commettre un meurtre. Entin Dismas, qui ne paraît pas le plus brave des trois, leur dit : « Messieurs, il nous faut « de l'argent. — Vous raisonnez fort juste, « répond Gestas. » Pendant qu'ils sont dans celte pensée et qu'ils rêvent à quelque ex* pédient, arrivent six tyrans ou valets appelés Bruyant, Malchus, Dragon, Koullarl, Dentart et Gadifer, dont les trois premiers sont au service de Caïphe, et les autres à celui d'Anne. Ces gens-ci, qui ne cherchent que les occasions de pouvoir battre et assommer, atin de protiler des dépouilles des malheureux qui leur tombent sous la main, ne font pas plutôt rencontre des voleurs qu'ils se jettent dessus, deux à deux, et, malgré leur résistance et leursjurements, ils les font prisonniers. Bruyant, ayant saisi

Dismas le premier, dit

Cestuy-ey n'est pas le plus fort.

Je l'estourdis comme ung poulet.

Allons mettre ces gallans pondre Sur la belle paille jolye.

dit Gadiffer en les liant, et en les conduisant en prison. Ils appellent plusieurs fois le geôlier Brayault, mais en vain, car il ne répond point; à la fin, Malchus s'emporte contre lui.

PAS

DICTIO.YNAIKE DES MYSTEKES.

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