LONC.IN L AVEUGLE
sur su croi.c.
« A. ors doux dt's sergents s'en allèrent, portant avec eux des lances a la main, et ils parlèrent à Longin, qu'ils trouvèrent sur le chemin
l'on des soldats. Camarade Longin, veux-tu gagner m journée?
longin. Oui, beau sire, n'en douiez pas.
LE SOLDAT. Vii'iis , lu auras douze deniers pour percer In i ôlé de l'Homme.
longin. J'irai Irès-v Ion liejrs avec vous, car j'ai grand besoin de gagner , je suis pauvre, j'ai des besoins; je mendie bien , unis ça ne vaul guère.
« Quant ils furent arrivés devant la croix, ils lui inircnt une lance au poing.
l'un des soldats. Prends relie lance en la main , pousse bien profond el non en vain. Laisse-la glisse» jusqu'au poumon. Nous saurons bien s'il esl mort ou non.
« I. 'aveugle prit la lance et frappa Jésus- Christ au cœur. Il en sortit du sang et de l'eau, qui lui tombèrent, sur les mains et dont il eut le front mouillé, et quand il y en eut à ses yeux, il vit soudain et s'écria :
LONGIN. Ali! Jésus! ah ! beau sire, ah ! je ne sais que dire! Mais quel bon médecin n'èics-
-vous pas quand
vous changez voire colère en pitié? J'ai inéiiié la moi l envers vous el vous m'avez l'ail une si grande grâce de me l'aire voir avec des yeux qui jamais n'avaient vu. Je me rends à vous, je vous crie merci.
« Donc il se prosterna en pleurant, et dit tout doucement ses oraisons. Les chevalieis s'en retournèrent, et parlèrent de celte sorte :