MARTINE, LES ENFANTS DE PARIS, LE FILS DU JUIF
Martine. Souverain Dieu de ma naissance ! Toute créature raisonnable est soumise à mon Dieu, à ce très-doux Seigneur, et ce Très-Haut descendu sur moi ! Tu es venu, avec une suprême bonté, sur une grande pécheresse, en étal de grâce il est vrai, nia:s bien indigne de le porter. Mais me voici an couvent, je suis à bout de mes forces, il me semble que je suis entourée de liens, j'ai un nuage sur les yeux, que peui-ce être? Hélas! n'y a t-il pas un prêtre par ici qui puisse venir me parler. Je veux loul raconter, ne pouvant plus garder un si grand secret.
le fils du juif. N'avais-je pas dit vrai? avezvous trouvé voire Dieu ? Il est certainement bien mouillé el coupé en bien des morceaux.
le premier enfant de taris. Venez-vous, mère Jumcaulx, nous vous avons bien entendue. Avez- vous trouvé le roi Jésus, comme le disail ce sol Juif ?
Martine. Ma foi il ne meiilait-pas, et je vous prie, allez chercher le prêtre pour qu'il reçoive à genoux mon trésor.