‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 108 sur 307 · EUSÈBE · texte numérisé non relu

EUSÈBE

EUSEBE (Saint), Eusebius jj pieux , vénérable, en grec], prêtre et martyr à Rome au quatrième siècle, honoré le 14 août.

L’Église honore aussi, le 15 décembre, saint Eusèbe, évêque de Verceil, au quatrième siècle; le 8 septembre, saint Eusèbe, martyr en Palestine, au quatrième siècle.

EUSÉBIE (Sainte) , Eusebia, vierge et martyre à Bergame, honorée le 29 octobre.

EUSPICE (Saint) Euspicim, prêtre à Paris, honoré le 14 juin.

EUSTACHE (Saint), Eustachius, martyr à Rome au deuxième siècle, honoré le 20 septembre. — Eustache, élevé dans la religion païenne, portait, avant sa conversion, le nom de Placide [calme, tranquille, en latin] et était commandant des gardes de l’empereur Trajan. Il reçut le baptême des mains de l’évêque de Rome, qui lui donna en même temps le nom d’Eustathe [calme, tranquille ] ou Eustache. Après sa conversion, Eustache continua son service militaire et se distingua par des actions éclatantes dans des combats livrés aux peuples barbares. Mais, à son retour à Rome, ayant refusé de prendre part aux sacrifices que l’empereur Adrien offrait aux dieux de l’empire , il fut arrêté et condamné à mort comme chrétien. Une partie des reliques du saint martyr, transportée en France, fut déposée à Paris, dans l’église qui porte son nom, et qui est placée sous son invocation.

L’Église honore aussi, le 14 avril, saint Eustache, martyr à Wilna, dans la Lithuanie, au quatorzième siècle.

Personnages remarquables qui ont porté le nom d ’Eustache : de Saint-Pierre, un des généreux bourgeois de Calais qui se dévouèrent pour le salut de leurs compatriotes, lorsque cette ville fut prise par le roi d’Angleterre, Édouard III, en 1347; — Lesueur, peintre français (1617-1655).

EUSTADIODE (Sainte), Eustadioda, fondatrice et première abbesse du monastère de Montenmoyen, dans le diocèse de Bourges, au septième siècle, honorée le 8 juin.

EUSTASE.

EUSTASE ou EUSTAISE (Saint), Eustasius, abbé de Luxeuil au septième siècle, honoré le 29 mars.

EUSTASIE. Même fête que pour saint Eustase.

EUSTATHE (Saint), Euslathius [calme, tranquille, en grec], patriarche d’Antioche au quatrième siècle, honoré le 16 juillet.— Eustathe fut d’abord évêque de Bérée, en Syrie, et s’acquit une grande considération dans l’Église, plus encore par son éminente sainteté que par son savoir et son éloquence. Transféré, malgré lui, sur le siège d’Antioche, il assista au concile de Nicée et combattit les ariens. Ses ennemis parvinrent à le faire déposer dans un conciliabule tenu à Antioche, ce qui excita une sédition parmi le peuple de cette ville, qui vénérait son pasteur. Cette sédition fut un prétexte dont se servirent les ennemis du saint patriarche pour le calomnier auprès de l’empereur Constantin, qui l’exila dans la Thrace, puis en Illyrie. Saint Eustathe mourut dans l’exil.

EUSTOCHE (Saint), Euslochius [qui raisonne juste, ingénieux, en grec], évêque de Tours, honoré le 19 septembre.

EUSTOCHIE ou EUSTOQUIE ( Sainte ) , Eustochium , vierge et abbesse aux troisième et quatrième siècles, honorée le 28 septembre. — Eustochie, dont saint Jérôme a rendu la mémoire si célèbre dans l’Église, était fille de sainte Paule, qui appartenait aux plus illustres familles de Rome, et qui était plus distinguée encore par sa piété que par sa naissance. Eustochie, s’étant consacrée à Dieu, se mit, ainsi que sa mère, sous la conduite de saint Jérôme, qui composa pour elle son Traité de la Virginité, vulgairement connu sous le nom de Lettre à Eustochie. Lorsque saint Jérôme eut quitté Rome, en 385, Eustochie accompagna sa mère dans les pieux pèlerinages qu’elle entreprit en Syrie, en Égypte et en Palestine. Les deux saintes femmes fixèrent leur séjour dans cette dernière contrée, à Bethléem, où elles fondèrent un monastère; elles s’y renfermèrent pour consacrer leur vie à la prière, à la pénitence, à la lecture des livres saints et aux bonnes œuvres. Après la mort de sainte Paule, Eustochie

EUSTOCHLE.

gouverna le monastère de Bethléem, donnant l’exemple des vertus chrétiennes à ses. religieuses, pour lesquelles saint Jérôme avait traduit en latin la règle de saint Pacôme. Eustochie mourut vers l’an 419, et fut enterrée dans le monastère de Bethléem, auprès de sainte Paule.

EUSTOLIE (Sainte), Eustolia [bien armée, en grec], vierge à Constantinople, honorée le 9 novembre.

EUSTORGE (Saint) , évêque de Milan, honoré le 6 juin.

EUTHALIE (Sainte), Euthalia [ florissante , prospère, en grec], vierge et martyre en Sicile, honorée le 27 août.

EUTHYME (Saint), Euthymius [gui a bon courage, qui est plein de confiance, en grec], abbé en Palestine au cinquième siècle, honoré le 20 janvier. — Euthyme, surnommé le Grand, à cause de son éminente vertu, après avoir été ordonné prêtre par l’évêque de Mélitène, sa patrie, se retira dans la Palestine pour y mener la vie des solitaires. Sa sainteté attira bientôt auprès de lui un grand nombre de disciples, qui bâtirent des monastères, et Euthyme devint leur supérieur général ou archimandrite. Aux vertus d’un cénobite il joignait le zèle d’un apôtre : il prêcha l’Évangile à des peuples idolâtres , il convertit les hérétiques, et il eut la gloire de ramener à la vraie foi l’impératrice Eudoxie, qui avait embrassé les erreurs des Eutichéens et que Théodose le Jeune avait reléguée en Palestine. Saint Euthyme mourut en 473, à l’âge de quatre-vingt-seize ans, admiré et honoré par tous les fidèles de l’Orient.

Euthyme (Saint), évêque de Sardes, en Lydie, martyr au neuvième siècle, honoré le 11 mars. Défenseur intrépide de la doctrine catholique, qui était violemment persécutée de son temps, ce saint évêque fut exilé une première fois par l’empereur Nicéphore et une seconde fois par Léon l’Arménien. A peine rétabli sur son siège , il fut de nouveau persécuté, relégué en Bithynie , puis jeté dans une prison et mis à mort.

EUTROPE (Saint), Eutropius [Æune humeur douce, de

Page 1