JUSTIN
qu’il adressa à l’empereur Antonin et aux deux princes ses successeurs, Marc Aurèle et Commode. Dans celte apologie, il supplie d’abord l’empereur de juger sur leurs actions, et non pas seulement sur leur nom, ceux qui lui seront dénoncés comme chrétiens ; de ne pas les condamner uniquement parce qu’ils sont chrétiens. « Si vous daignez, dit-il à l’empereur, examiner nos principes et notre conduite, vous serez convaincu que vous n’avez point de sujets plus soumis et plus disposés à respecter les lois et la tranquillité publique. Vos lois ni vos supplices ne retiennent pas les méchants; ils savent qu’on peut vousjiérober la connaissance de bien des crimes. Pour nous, nous sommes persuadés que rien n’est caché aux yeux de Dieu, qui doit nous juger un jour selon nos mérites. Nous n’adorons qu’un seul Dieu, mais nous vous obéissons avec joie dans tout le reste; nous vous reconnaissons pour notre empereur et notre maître ; nous ne cessons de demander à Dieu qu’avec la souveraine puissance il vous accorde un esprit droit et une conduite sage. » Ensuite le saint docteur prouve la vérité de la religion par les prophètes, et il ajoute : « Si cette doctrine vous paraît raisonnable, faites-en l’estime qu’elle mérite; si elle ne vous plaît pas, ne l’embrassez point; mais ne condamnez pas pour cela à la mort des gens qui n’ont fait aucun mal. » Saint Justin eut la gloire de confirmer par le martyre le témoignage public qu’il avait rendu à la religion chrétienne. Calomnié auprès du préfet de Rome par quelques ennemis jaloux de son mérite, il fut condamné à mort avec plusieurs autres chrétiens, l’an 167, sous le règne de Marc Aurèle.
Justin (Saint), martyr près de Paris au troisième siècle, honoré le 8 août.
JUSTINE (Sainte), Justina , martyre à Nicomédie au quatrième siècle, honorée le 26 septembre.
Justine (Sainte), vierge et martyre au quatrième siècle, patronne de la ville de Padoue, honorée le 7 octobre. — L’Église honore aussi, le 14 mai, sainte Justine, martyre en Sardaigne.