MADELEINE
cre de grand matin, et en voyant que la pierre qui fermait le sépulcre avait été ôtée et que le corps de Jésus n’y était point, elle se prit à pleurer. En se retournant pour sortir de la grotte, elle vit Jésus qui était debout, sans qu’elle sût que ce fût lui. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleurez-vous et qui cherchez-vous? » Elle, croyant que c’était le jardinier du lieu, parce que le sépulcre était dans un jardin, répondit : « Si c’est vous qui avez enlevé le corps, dites-moi où vous l’avez mis etje remporterai. «Jésus ne lui dit que ce seul mot : * Marie! » Madeleine, en reconnaissant le Sauveur, s’écria : Mon maître! et elle voulut se jeter à ses pieds pour les embrasser. « Ne me touchez point, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers mon Père; mais allez trouver mes frères et dites-leur que je vais monter vers mon Père et mon Dieu, qui est aussi leur Père et leur Dieu. » Marie-Madeleine alla donc dire aux disciples : « J’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’il m’a dit. »
L’Évangile ne dit plus rien de Marie-Madeleine. Suivant l’opinion le plus généralement admise, cette sainte femme, après l’ascension du Sauveur, suivit la sainte vierge et saint Jean à Éphèse, où elle mourut 1 . On croit aussi que Marie-Madeleine est la même quela femme pécheresse dont il est parlé dans l’Évangile et qui répandit des parfums sur les pieds du Sauveur qu’elle essuya* avec ses cheveux.
Les reliques de sainte Marie-Madeleine furent transportées , au neuvième siècle , dans l’église de Saint-Lazare, à Constantinople, et, au treizième siècle, à Saint-Jean de Latran, à Rome. Une des plus belles églises de Paris est placée sous l’invocation de cette sainte.
Madeleine (Sainte) de Pazzi, religieuse de l’ordre des Carmélites, à Florence, au seizième siècle, honorée le 25 mai. — Elle a été béatifiée par Urbain VIII, et canonisée par Alexandre VII, en 1669.
1. Suivant aussi une tradition respectable, Marie-Madeleine'serait venue avec son frère Lazare et sa sœur Marthe mourir en Provence. ( Voy . Marie de Béthanie.)