MARGUERITE
reine d’Angleterre, si célèbre par ses malheurs (1427- 1482).
MARIA. C’est le même prénom que Marie.
MARIANNE (Sainte), Marianne, vierge en Orient, au premier siècle, honorée le 17 février.
MARIE (Sainte), Maria [ qui est élevée, ou amertume des jours, en hébreu], la sainte Vierge, la mère de Jésus-Christ, principalement honorée le 15 août, jour de l’Assomption, qui est une des grandes fêtes de l’Église.
Sous le règne d’Hérode, roi de Judée, vivait à Nazareth, ville de Galilée, une humble vierge nommée Marie, fiancée à un homme nommé Joseph, issu comme elle de la famille royale de David. Dieu lui envoya l’ange Gabriel pour lui annoncer qu’elle enfanterait un fils à qui elle donnerait le nom de Jésus, sauveur du monde, fils du Très-Haut. — La sainte Vierge surprise du discours de l’ange lui demanda comment ce qu’il disait pourrait s’accomplir puisqu’elle avait résolu de rester toujours vierge. L’ange Gabriel l’assura qu’elle concevrait par l’opération du Saint-Esprit. Alors Marie, répondit humblement à l’ange : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. -> Et le Fils de Dieu s’incarna dès ce moment dans son chaste sein.
En ce temps-là , l’empereur Auguste ordonna le dénombrement de tous les sujets de l’empire romain. Chacun dut aller se faire inscrire sur les registres publics dans sa ville natale. Marie se rendit donc à Bethléem avec Joseph, son époux, et n’ayant pu trouver de place dans l’hôtellerie, ils se retirèrent dans une étable. Ce fut là que Marie donna le jour au Fils de Dieu, Jésus-Christ, le Sauveur promis au monde suivant les prophéties. Elle enveloppa de langes le divin enfant et le coucha dans une crèche. Les hommages rendus au Sauveur naissant par les bergers des environs, les cantiques des anges , l’adoration des mages de l’Orient conduits par une étoile miraculeuse, les paroles prophétiques du saint vieillard Siméon au moment où l’enfant Jésus fut pré-
MARIE
senté au temple, la fuite en Égypte, toutes ces circonstances, qui étaient autant de révélations et de merveilles, touchèrent profondément le cœur de Marie, sans lui rien faire perdre de son humilité et de son adorable modestie.
Après la mort d’Hérode, Marie revint à Nazareth avec Joseph et le divin enfant, et mena pendant plusieurs années une vie obscure et cachée. Depuis la circonstance où Jésus, âgé de douze ans, fut retrouvé dans le temple, au milieu des docteurs, l’Évangile ne parle plus de Marie jusqu’aux noces de Gana où elle assistait avec plusieurs disciples. Elle fut du nombre des saintes femmes qui s’attachèrent aux pas du Messie pendant sa mission sur la terre. Elle était à Jérusalem à la dernière pâque célébrée par Jésus-Christ; elle le suivit au Calvaire et se tint au pied de la croix. C’est en ce moment que s’accomplissaient douloureusement pour cette sainte mère les paroles du vieillard Siméon, qui lui avait prédit qu’un jour son cœur serait percé d’un glaive. C’est aussi dans ce moment suprême que Jésus apercevant sa mère et saint Jean, le disciple bien-aimé, dit à sa mère, en indiquant saint Jean: « Femme, voilà votre fils, et vous, dit-il à Jean, en lui montrant Marie, voilà désormais votre mère. » Et depuis ce moment le disciple la prit chez lui. Nous ne savons plus rien de la vie de Marie. De pieux écrivains ont rapporté qu’elle mourut à Éphèse à l’âge de soixante-trois ans ; d’autres disent que ce fut à Jérusalem et que son tombeau se voit à Gethsémani. Pour nous, chrétiens, elle vit toujours au ciel où elle est invoquée comme mère de Dieu et intercédant d’une manière toute-puissante auprès de son fils; sur la terre, objet d’un culte plein de ferveur, honorée entre toutes les saintes, elle est la patronne de tous ceux qui souffrent et espèrent. Chaque église rustique place son image vénérée sur l’autel le mieux paré ; elle règne sous le chaume ; les enfants du village la bénissent comme une seconde mère.
L’Église a institué des fêtes pour honorer les principales époques de la vie de Marie : YImmaculèe Conception de la sainte Vierge , le 8 décembre; la Nativité, le 8 septembre; Y Annonciation, le 25 mars; la Visitation, le 2 juillet; la
MARIE
Purification, le 2 février; la Présentation, le- 21’ novembre; enfin l’Église célèbre sous le nom d'Assomption; le 16 août’, l’anniversaire de la mort' de la j sainte 1 Vierge et' de son élévation au ciel; c’est une' des- fêtes les r phis soiènnelles de la religion catholique.
Marie-Madeleine (Sainte). Voy. MJdeleinej
Marie (Sainte) de Béthanie, sœur de Marthe et dë Lazare, honorée le 19 janvier. — Marie habitai t avee sa famiîle le bourg de Béthanie, près de 1 Jérusalem. Jésus aimait beaucoup cette 1 famille, et quelquefois il demeurait chez' elle. Dans une 'de ces visites, tandis que 'Marthe s’occupait des soins de l’intérieur de la maison, Marie, assise aux pieds 1 de Jésus, écoutait' C^ec bonheur les saints enseignements' du maître et se nourrissait de sa parole. « Voyez, Seigneur, dit MartHe, ma sœur* me laisse servir toute seule ;dites-lhi' donc qu'elle m’aidé. »> Jésus répondit «Une seule , chose r est nécessaire; Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtéë. » Lazare étant tombé malade, Marthe et Marie firent avertir le Seigneur, et» quand Jésus arriva; après la mort de Lazare, . Mftrie se jeta à ses pieds en disant : « Seigneur, sr vous eussiez-été ici, mon frère ne serait pas mort! « Jésus/ voyant qu'elle piéuraif et que ceux 'qui l’accompagnaient pleuraient aussi, se fit cornduireau tombeau et ressuscita’ Lazare.
Six jours ; avant'la pétque; JésussoupaâbchezSithonlë Pharisien ou le Lépreux, lorsque Marie vintà lhi avec un vase d’albâtre plein - d’tin parfum dfe grand ^rix; qu’elle répandit sur sa tête. Judas ayant dit qu’il aurait mieux valu vendre ce parfum pour en distribuer le prix aux pauvres, Jésus répondit : « Laissez faire cettè femme; elfe avait gardé 1 ce parfum pour le jour 'de ma sépulture. Vous avez toujours des pauvres 1 avec vous; mais pour- moi,, vous ne 1 m’aurez pas toujours. » Et il ajouta que dans tout l'univers on 1 louerait la piété de Marie.
Depuis' cette action; PÉvangile ne nous apprend plus rien de Marie de Béthanie. Sbivant 1 nne ancienne tradition, Marie serait venue, avec' Marthe et Lazare, en Provence; oh elle aurait fini sa vie. Dans le treizième siècle; on crut
martb;
avoir- découvert ses relique» dans un- lieu > appelé Saint-- Maximin*.
Marie (Sainte) d’É6ypte, solitaire et- pénitente an quatrième siècle, honorée le 9 avril.
Marie (Sainte)) esclave et martyre 1 à Rome au troisième siècle, honorée le 2 novembre:
Marie de l'Incarnation (Bienheureuse), d&Tèrrire des Qar*mélites au di*r«eptième siècle» honorée le 18- avril. — Barbe Avrillot, née à Paris sur la paroisse de Sàânt-MBrry, en 1566,. et mariée, en 1582, à Pierre Acarie, maître des comptes de la chambre de Paris, fut comme fille, comme épouse et comme mère, un modèle des vertus chrétiennes. Toujours soumise à la volonté de Dieu, elle supporta avec .une sainte résignation toutes les adversités dont sa vie fut abreuvée. Après la mort de son mari , en 1614» eile prit, sousde nom de Marie de l'incarnation, l’habit de postulante, comme sœur converse, dans la maison des Carmélites d’Amiens, et l’année suivante elle; fit profession. Elle mourut saintement chez les Carmélites de Pantoise» en 1618. Elle a été béatifiée par Pie VI.
Femmes illustre* qui. ont porté de nom de Marie: Marie, de France, femme poète du treizième siècle; Marie Stuart, , reine d’Éèosse, si célèbre par sa beauté, son esprit et ses malheurs ; . Marie de: Gournay, femme célèbre par, son esprit (1566-1645); Marie ; DE{ Méwcis, femme, du roi: de. France»' Henri IV (1573-1642); Marie; de Rohan» duchesse de Chevreuse, femme célèbre par son esprit et sa beauté (1600-1679); Madame de SéVigné; si connue par ses Lettres • (1626^-1696); Marie-Thérèse d’Autriche, impératrice' (1717-1780) ; Mariede Lamballe, l’une des plus illustres victimes des massacres
1 - L’opinion commune fait de Marie-Madeleine , la pécheresse dont parlé saint Luc, ch. vu, et de Marie, soeur de Lazare, une seule et même personne.
Dans cette opinion il resterait à éclaircir la question de savoir qpeVrap-G port il y a entre Magdalum , bourg ou château de Galilée dont Marie-Madeleine tirait son nom, et Béthanie, bourg près de Jérusalem, qu’hahiiait Marie, sœur de Lazare; il faudrait dire aussi pounjuoi Marie de Béthanie est honorée le 19 janvier et Marie-Madeleine le 22 juillet.
MARIE
de septembre, en 1 792 ; Marie-Antoinette d’Autriche, reine de France, morte sur l’échafaud en 1793.
Le prénom de Marie est aussi donné aux hommes. Parmi les personnages remarquables qui ont porté ce nom, on peut citer La Condamine, voyageur français (1701-1774); Vien, peintre français (1706-1809) ; Daubenton, naturaliste français (1716-1800); Jacquart, mécanicien de Lyon, inventeur du métier qui porte son nom (1752-1834); Weber, célèbre compositeur allemand (1786-1826).
MARIEN (Saint), Marianus, confesseur enBerriau sixième siècle, honoré le 19 août.
MARIETTE. Prénom formé de Marie.
MARIN (Saint), Marinus, ermite en Italie au quatrième siècle, honoré le 4 septembre. — Saint Marin, originaire de Dalmatie, après avoir été d’abord employé comme ouvrier aux travaux du port de Rimini, fut ensuite ordonné diacre, et se retira sur le iûont Titano, près de Rimini, pour consacrer entièrement sa vie aux pratiques de la pénitence et aux œuvres de piété. La cellule qu’il avait habitée attira après sa mort un grand nombre de solitaires qui formèrent des établissements dans ce lieu, et ce fut là l’origine de la ville de Saint-Marin. — L’Église honore aussi, le 5 juillet, saint Marin martyr à Tomes, dans la Mésie inférieure; le 24 novembre, saint Marin solitaire dans le Poitou.
MARINE (Sainte), Marina, vierge et martyre à Alexandrie au huitième siècle, honorée le 18 juin.
MARIUS (Saint), Marins, martyr à Rome au troisième siècle, honoré le 19 janvier.
MAROLE (Saint), Marolus, évêque de Milan, honoré le 23 avril.
MARON (Saint), Maro, abbé en Pa’estine, honoré le 9 fé-vrier.