MARTIN
la donne à ce pauvre pour lë couvrir: tannait suivante *ilvit en songe Jésus-Christ revêtu de cette moitié de manteau-, et il entendit le Seigneur dire aux anges , qui l’entouraient: « Martin, encore catéchumène, m’a revêtu de ce manteau. » Cette vision de détermina à demander le baptême* e*,. peu après, ayant quitté le service, il se retira auprès de 'saint Hilaire, évêque de Poitiers, fut ordonné prêtre par ce saint évêque* et, voulant vivre dans là solitude, il fondà un-monastère à Ligugé, à’ deux lieues de Poitiers. Ce fut là que Dieu le favorisa du don des miracles.
La renommée de Màrtm s’étendit biéntôt'dàns là Gàulé, et il fut jugé digne de l’épiscopat: Le peuple de Tours le demanda pour pasteur, en 370. Saint Martin honora cette haute dignité par ses vertus apostoliques. Hùmblè, charitable, plein de zèle, H parcourut plusieurs fois la Touraine, etpartout ses discours, confirmés par des miracles éclatants $ convertissaient les idolâtres, qui étaient encore; trèscnambreux dans les campagnes. Le saint évêque n’interrampaitses missions que pour, d’autres œuvres de charité* et il entreprit plusieurs fois de longs, voyages pour intercéder auprès, des princes en faveur des malheureux.
Au i milieu de tous ces travaux; saint Martin* fdyant» la gloire qui le' cherchait; aimait à cacher sa vie dans la soli* tude; il occupait une petite cabane'adosséfe'à'sen église; et c’est' de cettehumble ‘demeure qu'il veillait à la discipline 'et: quÿl donnait à son 1 cl ergé les -1 eçons et l es exemples desiplus: saintes vertu». Voulant' laisser après lui des disciples qu’il aurait formés, il jeta sor lès bords de la Loire les'femdemeats de la célèbre abbaye de Marmoutiers* Les religieux: qu’il y établit habitaient des cellules creusées dans le roc, et. s’appliquaient à la méditation, à : la prière et à la transcription deslivres. Saint Martin consacrait à ses chers disciples 'tous les> moments que lui laissait l’administration de; son diocèse : il; leur faisait de fréquentes instruction», et, à l’exemple de Jésus-Christ; son divin maître, il puisait souvent ses enseignements dans les objets de la création qui s’offraient à sa vue. Étant un jour avec ses disciples dans la campagne, et rencon-