‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 197 sur 307 · MINNA · texte numérisé non relu

MINNA

MION (Saint), Medulfus, confesseur en Auvergne, honoré le 1® juin.

MIROCLÈS (Saint), Mirocles, évêque de Milan, honoré le 3 décembre.

MISAEL.

MISAEL*.

MITRE (Saint), Mitrus, martyr à Aix, honoré le 13 novembre.

MNÉSITHÉE (Saint), Mnesitheus, laboureur, martyr à Perge, dans la Pamphylie, honoré le l* r août.

MODESTE (Saint), Modeslus, martyr en Gaule dans le territoire d’Agde, au troisième siècle, honoré le 10 novembre. — Un autre saint Modeste , martyr en Lucanie , est honoré le 15 juin.

Modeste (Sainte), Modesta, vierge à Trêves, au huitième siècle, honorée le 4 novembre.

MODETTE (Sainte), Mundana, veuve à Sarlat, au cinquième siècle, honorée le 31 mai.

MODOALD (Saint), Modoaldus, évêque de Trêves, au septième siècle, honoré le 12 mai.

MOÏSE , Moses [tiré de l’eau , en hébreu] , législateur du peuple israélite, honoré le 4 septembre.

MOLOCK ou MOLONASCIIE (Saint), Molocus, évêque en Écosse, au septième siècle, honoré le 25 juin.

MOMBLE (Saint), Mommolus, abbé de Saint-Benoît-sur- Loire, honoré le 8 août.

MOMMELEIN (Saint), Momrrwlenus, évêque de Noyon, honoré le 16 octobre.

MOMMOLE (Saint), Mommulus, moine de Lagny, honoré le 28 novembre.

MONAS (Saint), Monas, évêque de Milan, honoré le 21 mars.

MONDOLF (Saint), MontUfus, évêque de Maestricht, honoré le 16 juillet.

MONDRY.

MONDE Y (Saint), Modericus , évêque en Auvergne, honoré le 10 mai.

MONÉGONDE ou MONGONDE (Sainte), Monegundis , recluse à Tours, au sixième siècle, honorée le 2 juillet.

MONGONDE. Voy. Monégonde.

MONIQUE (Sainte), Monica [seule, veuve, en grec], mère de saint Augustin, honorée le 4 mai. — Sainte Monique, née en 332, appartenait à des parents chrétiens qui l’élevaient dans les principes de la foi. Elle fut particulièrement confiée aux soins d’une vieille servante qui était depuis longtemps attachée à la famille et en grande estime auprès de ses maîtres. C’est aux conseils d’une humble servante, qui savait employer à propos la douceur et la fermeté, que Monique dut de se corriger de ses défauts, et entre autres de la funeste habitude qu’elle avait contractée de boire du vin en secret. « Ma mère, ainsi qu’elle-même me l’a raconté, dit saint Augustin, ne s’était pas bien garantie de passion à ce sujet. Ses parents l’envoyaient, la croyant jeune fille de sobriété éprouvée, faire à la cave la provision devin pour chaque jour ; mais avant de verser dans la bouteille le vin puisé à la cuve, elle en buvait un peu, du bout de ses lèvres il est vrai, parce qu’une répugnance naturelle la retenait. En effet, ce n’était pas l’amour déréglé du vin qui l’entraînait là, mais l’ardeur pétulante de l’âge qui éclate en folles saillies et qui a besoin d'être réprimée par l’autorité. Mais parce que celui qui méprise les petites fautes, tombe peu à peu dans les grandes, elle se laissa entraîner par cette mauvaise habitude, à vider un jour une coupe entière. » La servante fit à ce sujet une réprimande si sévère, que la jeune fille fut corrigée entièrement et pour toujours.

Quoique chrétienne, Monique fut mariée à un bourgeois de Tagaste, nommé Patrice, qui était païen. C’était un homme d’un cœur naturellement bon et généreux, mais d’un caractère irritable et parfois violent. Monique eut beaucoup à souffrir des emportements de son époux ; elle n’y opposa jamais que la douceur et la patience, s’efforçant d’amollir

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