‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 213 sur 307 · OMER · texte numérisé non relu

OMER

OMER (Saint), Audomarus, évêquede Thérouanne, au septième siècle, honoré le 9 septembre. — Orner, retiré au monastère de Luxeuil, édifiait depuis plus de vingt ans cette communauté par ses vertus, lorsqu’il fut choisi pour être évêque de Thérouanne, non loin de la ville actuelle de Saint- Omer, à laquelle il a donné son nom. L’idolâtrie et la superstition régnaient encore dans une grande partie de son diocèse ; Orner déploya le plus grand zèle pour les détruire, et il eut le bonheur de voir en peu d’années les habitants convertis et la loi de Dieu partout exactement observée. Il fut secondé dans ses travaux apostoliques par saint Bertin, qui, avec sa coopération, venait de fonder le monastère de Sithiu. C’est dans ce monastère que le saint évêque aimait à venir prier et méditer, lorsque ses fonctions épiscopales lui laissaient quelquè loisir, et c’est là qu’il fut enterré.

Parmi les personnages remarquables qui ont porté le nom d 'Orner, on peut citer Talon , avocat général au parlement de Paris (1595-1652).

ONESIME (Saint) [utile, secourable, en grec], disciple de saint Paul, martyr au premier siècle, honoré le 16 février. — Onésime fut d’abord esclave de Philémon, riche habitant de Colosses, converti par saint Paul, dont il était devenu l’hôte et l’ami. L’esclave, après avoir volé son maître, s’enfuit à Rome, où, ayant rencontré saint Paul, il fut touché de repentir et lui avoua la faute qu’il avait commise. Saint Paul le convertit et le baptisa, et le renvoya ensuite à Philémon, auquel il écrivit pour lui demander la grâce de cet esclave. Philémon, regardant Onésime comme son frère en Jésus- Christ, non-seulement lui pardonna, mais encore il lui rendit la liberté et voulut qu’il retournât auprès de saint Paul. Depuis ce moment, Onésime resta toujours fidèlement attaché au saint apôtre , qui l’employa au ministère de l’Évangile, et qui l’ordonna dans la suite évêque de Bérée, en Macédoine. Saint Onésime subit le martyre en 95. — L’Église honore aussi saint Onésime évêque d’Éphèse, au onzième siècle.

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