‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 230 sur 307 · PIE · texte numérisé non relu

PIE

Pie (Saint), pape, le cinquième de ce nom, au quinzième siècle, honoré le 5 mai.

Le pape actuellement régnant, est le neuvième de ce nom.

Pie (Sainte), Pia , martyre à Carthage, honorée le 19 janvier.

PIE1VCE (Sainte), Pientia , vierge et martyre, honorée le 11 octobre.

PIENS (Saint), Pientius, évêque de Poitiers, honoré le 13 mars

PIERRE (Saint), Petrus , prince des apôtres, martyr à Rome au premier siècle, patron des tailleurs de pierre, des maçons et des plâtriers, honoré le 29 juin. — Pierre, appelé d’abord Simon, habitait le bourg de Bethsaïde, sur les bords du lac de Génésareth, où il exerçait, avec son frère André, la profession de pêcheur. Un jour que les deux frères étaient occupés à jeter leurs filets dans le lac, Jésus-Christ passant en ce lieu, leur dit : « Süivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Et ces deux hommes, quittant aussitôt leurs filets, suivirent Jésus qui dit à Simon : « Désormais tu t’appelleras Céphas, c’est-à-dire Pierre. » Choisi par Jésus-Christ pour être son vicaire sur la terre et gouverner l’Église universelle par lui-même et ses successeurs, Pierre fut dès lors désigné comme le prince des apôtres. Témoin de tous les miracles opérés par le Sauveur, il fut le premier à le reconnaître pour le Christ, fils du Dieu vivant. C’est alors que Jésus lui dit : « Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et dès lors tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel. »

Lorsque Jésus-Christ, célébrant la pâque avec ses disciples, leur prédit, dans la dernière cène, que l’un d’eux le trahirait, Pierre affirma que, quand tous les autres l’abandonneraient, il le suivrait jusqu’à la mort. Jésus lui dit : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Jésus-Christ, après son agonie au jardin des Oliviers, où Pierre l’avait

PIERRE

Pierre (Saint), archevêque de Tarentaise, en Savoie, au douzième siècle, honoré le 8 mai. — Père et protecteur des pauvres, ce saint*archevêque distribuait en aumônes tout ce qu’il possédait; sa charité était inépuisable, et ses secours s’adressaient surtout aux habitants des campagnes qui souvent manquaient de pain pendant la saison rigoureuse. Il fonda sur différents points des Alpes plusieurs hospices pour les voyageurs. Il ne quitta momentanément son diocèse que pour aller annoncer la parole de Dieu en Bourgogne, en Lorraine, en Italie, et pour réconcilier, au nom du Dieu de paix et de miséricorde, les princes trop disposés alors à se faire la guerre.

Pierre Nolasque (Saint), fondateur de l’ordre de la Merci, pour la rédemption des captifs, au douzième siècle, honoré le 31 janvier. — Pierre Nolasque, originaire du Languedoc, avait résolu de se consacrer à Dieu, lorsqu’il suivit Simon de Montfort à la croisade contre les Albigeois. Après la mort du roi Pierre II d’Aragon tué à la bataille de Muret, il se chargea de l’éducation du jeune fils de ce prince et partit avec lui pour l’Espagne. Il y avait alors dans cette contrée un grand nombre de chrétiens qui étaient esclaves, cruellement opprimés par les Maures. Pierre, touché de leurs souffrances, forma le projet de se dévouer et de consacrer tous ses biens au rachat des captifs chrétiens ; il associa quelques personnes à cette bonne œuvre, et, afin de la rendre plus efficace et plus durable, il fonda, en 1223, l’ordre religieux de la Merci, dont les statuts furent approuvés par le pape Grégoire IX. Pierre Nolasque donnant lui- même à ses religieux l’exemple de la charité la plus active, parcourut plusieurs fois le royaume de Valence et la côte d’Afrique, rendant à la liberté un grand nombre de captifs, et apportant des secours et des consolations à tous ceux qu’il ne pouvait racheter.

Pierre (Saint) d’ALCANTARA, religieux de l’ordre de Saint- François au seizième siècle, honoré le 19 octobre. — Pierre d’Alcantara, ainsi appelé du nom de la ville où il était né, avait à peine seize ans lorsqu’il prit l’habit de Saint-François: il fut pendant toute sa vie un modèle de pénitence pour les

PIERRE

religieux de cet ordre qu’il réforma en Espagne et en Portugal, en lui imposant une règle plus austère, la règle de l’étroite Observance. Il fonda plusieurs couvents qu’il gouverna avec le titre de provincial, et dans lesquels il sut maintenir une exacte discipline.

Pierre (Saint), patriarche d’Alexandre, martyr, au quatrième siècle, honoré le 26 novembre.

Pierre (Saint), exorciste de l’Église romaine, martyr à Rome, au quatrième siècle, avec saint Marcelin, honoré le 2 juin.

Pierre de Luxembourg (Saint), évêque de Metz et cardinal, au quatorzième siècle, honoré le 5 juillet. — Ce saint évêque appartenait à l’illustre maison de Luxembourg et à la maison non moins illustre de Saint-Pol. Le plus humble des hommes dans les plus hautes dignités, plein de charité envers les pauvres, de dévouement pour les malheureux, il donna pendant toute sa vie l’exemple des plus belles vertus chrétiennes.

Pierre (Saint), religieux de l’ordre de Saint-Dominique, martyr en Italie, au treizième siècle, honoré le 29 avril.

Pierre Gonzales (Saint); vulgairement connu sous le nom de saint Telme, dominicain en Espagne, au treizième siècle, honoré le 15 avril.

Pierre Regalati (Saint), franciscain, en Espagne, au quinzième siècle, honoré le 13 mai.

Pierre de Pise (bienheureux), fondateur, au quinzième siècle, d’une congrégation de moines, à laquelle il donna saint Jérôme pour patron , honoré le 1" juin.

Pierre Damien (Bienheureux), docteur de l’Église, abbé du monastère de Font-Avellana, en Ombrie, au onzième siècle, honoré le 23 février.

Pierre Fourier (Bienheureux), curé de Mattaincourt, en Lorraine, aux seizième et dix-septième siècles, honoré le 9 décembre. — La vie de ce saint homme fut une suite continuelle de bonnes œuvres. Non-seulement il se dévoua avec un zèle infatigable à l’instruction du troupeau qui lui était confié, fondant pour ses paroissiens des écoles gratuites,

PIERRE

une caisse de prévoyance et d’autres institutions non moins utiles, mais encore il évangélisa la Lorraine, et partout sa mission produisit les plus heureux fruits. Tout, ce qu’il possédait était le patrimoine des pauvres, des malheureux. « Nous ne sommes sur la terre, disait-il, que pour servir «t soulager Notre-Seigneur dans nos frères qui souffrent. *

Plusieurs princes des maisons souveraines ont porté le nom de Pierre ; parmi eux on distingue Pierre le Grand, empereur de Russie.

Personnages remarquables qui ont porté le nom de Pierre: Pierre l’ Ermite, qui fut chargé, en 1082, par le pape Urbain II, de préparer les esprits à la première croisade; — Pierre le Vénérable, abbé et général de l’ordre du Gluny (1091-1156); — Abélard, savant philosophe et théologiefl (1079-1142) ; — Lombard^ théologien scolastique(l 100-1164); — d’Aillt, célèbre docteur, surnommé le marteau des hérétiques (1330-1420); — d’Aubusson, grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem (1423-1503); — Bayard, surnommé le chevalier sans peur et sans reproche (1476-1524); — Brantôme, écrivain français (1527-1614); — Pithou, savant magistrat (1539-1596); — de Bérulle, cardinal, fondateur de la congrégation de l’Oratoire (1575-1629); — Séguier, chancelier de France (1588-1672) ; — Gassendi, philosophe français (1592-1655) ; — Corneille, illustre poète tragique (1606 1684); — Mignard, peintre français (1610-1695); — Puget, statuaire français (L622-1694); — Nicole, moraliste et théologien (1625- 1695).

PIGMÈNE (Saint), Pigmenius, évêque d’Autun, honoré le 31 octobre.

PINIEN (Saint), Pinianus, moine à Jérusalem,, honoré le 31 décembre.

PION (Saint), Opio, prêtre, particulièrement honoré dans le Berry, le 12 octobre.

PIONE (Saint), Pionius , martyr en Asie, honoré le 5 avril-

PIPE (Saint), Pipia, diacre à Beaune, honoré le 7 octobre.

FÏPOY.

FIPOY (Saint), Epipodius , martyr à Lyon, honoré le 22 avril.

PISTE (Sainte), Pistis [foi, confiance , en grec], vierge et martyre, au deuxième siècle, honorée le 17 septembre.

PLACIDE (Saint) , Placidus [ doux , paisible , en latin ] , moine, martyr à Messine, au sixième siècle, honoré le 5 octobre.

PL*\CIDIE ou PLACIDE (Sainte), Placidia , vierge à Vérone, au cinquième siècle, honorée le 11 octobre.

PLAISIS (Saint), Placidius , confesseur, particulièrement honoré dans le Berry, le 1 er septembre.

PLATON (Saint), Plato , martyr à Ancyre, dans laGalatie, honoré le 22 juillet.

PL ATOXIDE (Saint), Platonides , martyr à Ascalon, honoré le 6 avril.

PLAUTE (Saint), Plautus , martyr en Thrace, honoré le

29 septembre.

PLAUTILLE (Sainte), Plautilla , dame romaine, au premier siècle, honorée le 20 mai.

PLÉCHAUME. Voy. Pléghelm.

PLÉCHEEM (Saint), Plechelmus, apôtre de la Gueldre, au huitième siècle, honoré le 15 juillet.

PLUT ARQUE (Saint), Plutarchus [ qui commande à la richesse, en grec], martyr à. Alexandrie, au troisième siècle, honoré le. 28 juin.

POENTAL (Saint), Poental, martyr à Antioche, honoré le 23 mars.

PQIN S (Saint),, Pantins, abbé près d’Avignon , honoré le

30 décembre.

352 POLLÈNE.

POLLÈNE (Sainte), Pollena, vierge dans le Vermandois, où elle est particulièrement honorée le 8 octobre.

POLLION (Saint), Pollio, martyr dans la Pannonie, au troisième siècle, honoré le 28 ayril.

POLYCARPE (Saint), Polycarpus [ abondant en fruits, en grec], évêque de Smyrne, martyr, au deuxième siècle, honoré le 26 janvier. — Polycarpe, converti fort jeune au christianisme, eut le bonheur de converser avec ceux qui avaient vu le Sauveur, et de puiser l’esprit de Jésus-Christ dans les instructions des apôtres. Saint Jean l’évangéliste, auquel il s’étai't particulièrementattaché, l’ordonna évêque de Smyrne, vers l’an 96. Polycarpe gouvernait son Église depuis longtemps, et s’était attiré, par la sainteté de sa vie, l’amour et le respect de tous les fidèles, lorsque Marc Aurèle, un des meilleurs empereurs de Rome, malheureusement prévenu par les calomnies dont on chargeait les chrétiens, se montra cruel à leur égard. Ce fut en Asie que commença cette persécution, où elle s’exerça avec une grande violence, surtout à Smyrne. Le vénérable évêque, alors âgé de plus de quatrevingt-dix ans, fut arrêté par des soldats et conduit devant le proconsul, qui lui dit: « Jurez parla fortune de César et je vous renverrai ; dites des injures au Christ. » Polycarpe répondit : « Il y a quatre-vingts ans que je le sers, et il ne m’a jamais fait aucun mal ; comment pourrais-je proférer des paroles impies contre mon roi, qui est mon Sauveur? Je suis chrétien. » Condamné à périr par le feu, il souffrit le martyre avec une admirable constance, ne cessant de prier jusqu’à son dernier soupir. Saint Irénée, évêque de Lyon, fut un des plus illustres disciples de saint Polycarpe; voici ce qu’il écrivait en parlant de son maître: « J’ai encore présent à l’esprit quelle était la gravité de sa démarche, la majesté de son visage, la pureté de sa vie, et les saintes exhortations qu’il adressait à son peuple. 11 me semble encore l’entendre quand il racontait les entretiens qu’il avait eus avec l’apôtre Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, quand il

Page 1