PULCHÉRIE
prenant qu’elle n’était appelée au rang suprême que pour faire le bien de l’État et assurer le triomphe de la religion chrétienne, elle résolut de se consacrer à Dieu, et engagea ses deux sœurs à suivre son exemple, afin de prévenir les divisions que leur mariage ferait naître âu sein de la famille impériale. Le vœu solennel des ♦trois filles d’Arcadius fut inscrit sur une table d’or enrichie de pierres précieuses qu’on déposa sur l’autel de la Vierge dans la cathédrale de Constantinople. Dès lors il se forma dans le palais impérial une communauté de saintes filles qui partageaient leur temps entre la prière et le travail des mains et qui se dirigeaient d’après les conseils et l’exemple de Pulchérie. Malgré son exactitude à remplir ses devoirs de piété, cette princesse apportait tous ses soins aux affaires de l’État et à l’éducation de son frère qu’elle confia aux maîtres les plus instruits et les plus vertueux. Par une modestie poussée jusqu’à l’abnégation, c’était à son frère qu’elle attribuait tout le bien qu’elle faisait dans l’exercice du pouvoir souverain, sentant combien il importait de conserver à l’empereur le respect et l’affection des peuples. Elle eut la plus grande part à la convocation du célèbre concile d’Êphèse qui condamna l’hérésie, de Nestorius, et en mémoire de ce triomphe de la vraie foi, elle fit élever deux églises dédiées à la Mère de Dieu. C’est encore aux pieuses inspirations de Pulchérie que fut due la translation des restes de saint Chrysostome mort en exil *sous le règne précédent; elle fit placer ces précieuses reliques dans l’église des Saints-Apôtres, à Constantinople.
Théodose II étant mort en 450, Pulchérie fut proclamée impératrice d’Orient : elle était alors âgée de cinquantedeux ans. Voulant se donner un appui, et craignant d’ailleurs de laisser passer la puissance impériale dans des mains étrangères, elle associa au trône et épousa Marcien, homme qui, d’une humble condition, s’était élevé, par ses talents et ses vertus, à la dignité de sénateur. Pulchérie ne resta pas moins fidèle au vœu qu’elle avait fait de se consacrer à Dieu. De concert avec Marcien, qui lui témoigna toujours la plus grande déférence, elle continua de travailler au bonheur des
364 QUINTIEN.
QUINTIEN (Saint), Quintianus, évéque de Rodez, où il est particulièrement honoré le 14 juin.
QUINtUjIEN (Saint), Quintilianus, martyr à Saragosse, en Espagne, au quatrième siècle, honoré le 16 avril.
QUINTIL1ENNE. Même fête que pour saint Quintilien.
QUINTILLE (Sainte), Quintilla , martyre dans le royaume de Naples, honorée le 19 mars.
QUINTIN (Saint), Quintinus, martyr en Touraine, où il est particulièrement honoré le 4 octobre.
QUIRIACE (Saint), Quiriacus, particulièrement honoré à Provins, le 1" mai.
QUIR1LLE (Sainte), Quirilla, particulièrement honorée à Rome le 25 mai.
QUIRIN (Saint), Quirinus , évêque de Sisseck, en Pannonie, martyr au quatrième siècle, honoré le 4 juin. — L’Église honore aussi, le 11 octobre, saint Qüirin, prêtre et martyr dans le Vexin.
QUITÈRE ou QUITÉRIE ( Sainte ) , Quileria, vierge et martyre à Aire, en Gascogne, honorée le 22 mai.
RABIER (Saint), Riberius, confesseur dans le Périgord, où il est particulièrement honoré le 15 août.
RABULAS (Saint), Rabulas, abbé, honoré le 19 février.
RACHEL * [brebis, en hébreu].
RACHILDE (Sainte), Rachildis, recluse, à Saint-Gai, honorée le 23 novembre.
RADBOD (Saint), Radbod, évêque d’Utrecht, au dixième siècle, honoré le 29 novembre.
RADEGOXDE (Sainte), Radegundis [femme de conseil, en langue germanique], reine de France, au sixième siècle, fondatrice du monastère de Sainte-Croix, patronne de la villede Poitiers, honorée le 13 août. — Dans l’année 529, Clotaire, roi de Neustrie, s’était joint comme auxiliaire à son père Thierri, qui marchait contre les Thuringiens, peuple de la Confédération saxonne. Les Thuringiens furent défaits dans plusieurs batailles ; leur pays, ravagé par le fer et le feu, devint tributaire des Francs, et les deux rois vainqueurs se partagèrent le butin et les prisonniers. Dans le lot de Clotaire se trouvaient deux enfants de race royale, le fils et la fille de Berthaire, l’avant-dernier roi des Thuringiens. La jeune fille, nommée Radegonde, avait à peine dix ans ; ses larmes et sa beauté naissante touchèrent le cœur de Clotaire, qui l’emmena dans les Gaules et la plaça dans une de ses maisons