ANN1BAL
ANSAN (Saint), Ansanus, martyr à Sienne, honoré le 1 er décembre.
ANSBERT (Saint); Ansbertus, évêque de Rouen, au septième siècle, honoré le 9 février.
ANSCHAIRE (Saint), Anscharius, évêque de Brême, honoré le 3 février.
ANSEAUME. Voy. Anselme.
30 ANSÉGISE.
ANSÉGISE (Saint), Ansegisus, abbé de Saint- Vaudrille, dans la Normandie, honoré le 20 juillet,
ANSELME ou ANSEAUME (Saint), Anselmus, archevêque de Cantorbéry, illustre théologien, honoré le 21 avril. — An- •selme, né à Aost, dans le Piémont, en 1033, fut élevé par sa pieuse mère Ermenberge, qu’il perdit fort jeune. Étant venu en France, il fut attiré au monastère du Bec, en Normandie, par la réputation de Lanfranc, qui était prieur de ce monastère, et dont il devint bientôt le disciple le plus distingué et le plus aimé. A l’âge de vingt-sept ans, il prit l’habit de moine, et remplaça peu après son maître Lanfranc, qui avait été appelé à des fonctions plus élevées. Anselme fut chargé de l’éducation et de l’instruction des jeunes religieux, emploi dans lequel il révéla un véritable génie. La renommée de sa sainteté égalait celle de^sa science, et le monastère du Bec, dont il fut fait abbé, bien malgré lui, après la mdrt du vénérable Helluin, devint le centre du mouvement intellectuel du onzième siècle.
Un voyage d’Anselme en Angleterre, nécessité par les intérêts de son abbaye, avait suffi pour faire éclater ses éminentes vertus ; les populations entières accouraient sur sa route; tous, Anglais et Normands, d’ailleurs si divisés, se réunissaient dans le même sentiment d’admiration pour le saint abbé du Bec. Le roi Guillaume le Roux, étant tombé gravement malade, voulut être assisté par Anselme, qu’il nomma ensuite archevêque de Cantorbéry. Mais l’union ne pouvait être durable entre un prince avide, oppresseur des libertés de l’Église, et un digne évêque fermement résolu à défendre, au péril de sa vie, ces mêmes libertés, et à conformer sa conduite à ces belles paroles souvent sorties de sa bouche : « Jésus-Christ étant la vérité *et la justice, celui qui meurt pour la vérité et la justice, meurt pour Jésus-Christ. » Guillaume persécuta violemment Anselme, qui se vit forcé de s’éloigner. Au moment de quitter l’Angleterre, le saint prélat se présenta devant Guillaume et lui dit : « Je pars ; c’est peut-être la dernière fois que nous nous voyons, et,