ROBERT
Saint-Benoît, et dans les diverses fonctions dont il fut d’abord chargé, il montra des vertus éminentes, édifiant ses frères par sa vie toute de pénitence et de mortification. En 1075, il fonda l’abbaye de Molesme, près de Langres, et en 1098, l’ordre de Cîteaux, en Bourgogne. Saint Robert fut le premier abbé de ces deux communautés dans lesquelles il établit une règle sévère, continuant, dans un âge avancé, à donner l’exemple de toutes les austérités. Il mourut en 1110 et fut canonisé par le pape Honorius III.
Robert (Bienheureux) d’ARBRissEL, fondateur de l’ordre de Fontevrault, au douzième siècle, honoré le 24 février. — Robert naquit au bourg d’Arbrissel, dépendant du diocèse de Rennes, d’une humble famille qui l’éleva chrétiennement et s’imposa les plus dures privations pour procurer les bienfaits d’une éducation libérale à cet enfant, objet de grandes espérances. Après avoir été reçu docteur en théologie, Robert, à qui son évêque avait conféré la dignité d’archiprétre, préluda à ses travaux apostoliques, en s’occupant avec zèle de la réforme des mœurs et de la discipline. Bientôt en butte à la jalousie, il s’éloigna de son pays natal et se retira dans la forêt de Craon, près d’Angers, où il fonda l’abbaye de Notre- Dame de la Roê, pour les religieux qui, attirés par la sainteté de sa vie, étaient venus se mettre sous sa conduite. Malgré les soins qu’exigeait le gouvernement de cette communauté, Robert ne continuait pas moins ses prédications, cherchant partout à gagner des âmes à Jésus-Christ. Ce fut dans ces circonstances que le pape Urbain II, étant venu à Angers, fut si émerveillé de la touchante éloquence de Robert qui avait prêché devant lui, qu’il lui conféra le titre de prédicateur apostolique, avec plein pouvoir de prêcher en tous lieux.
Dès ce moment, Robert se consacra tout entier à sa sainte mission. Il allait prêchant partout la parole de Dieu, et partout entraînant après lui une foule d’auditeurs de tout âge, de tout rang et de tout sexe, que son éloquence attirait au 7 tour de lui. Son zèle admirable s’adressait à tous , mais , comme un bon pasteur, il s’attachait de préférence aux brebis égarées. Ce fut pour réunir tous ceux , hommes et femmes,