‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 47 sur 307 · BONIFACE · texte numérisé non relu

BONIFACE

mystérieuse. « Ces forêts de sapin, lui dit le supérieur, sont les forêts de la Germanie; allez, mon fils, y apporter la lumière de rÉvangile; Dieu bénira votre parole et vos travaux. » «

En Tannée 718, Boniface se rendit à Rome auprès du pape Grégoire II, qui lui donna plein pouvoir de prêcher l’Evangile aux peuples de la Germanie. Le saint apôtre se dirigea d’abord vers la Bavière et la Thuringe ; les habitants y étaient encore presque tous païens et peu disposés à recevoir les instructions évangéliques des pasteurs de Jésus-Christ; mais les obstacles n’étaient point capables de refroidir l’ardente charité de Boniface, et il eut enfin le bonheur de baptiser un grand nombre d’infidèles; les temples des idoles furent abattus et des églises élevées au vrai Dieu. Saint Boniface parcourut ensuite, pendant plusieurs années, la Frise et la Hesse, prêchant la foi aveç un zèle infatigable , opérant de nombreuses conversions, fondant des églises et des monastères. Le pape, informé du grand succès de cette mission, nomma Boniface son légat en Allemagne; avec la dignité d’archevêque de Mayence.

La renommée de saint Boniface, répandue dans toute l’Europe, attira auprès de lui un grand nombre de serviteurs de Dieu, qui voulurent partager ses travaux apostoliques. Alors le saint archevêque, voyant qu’il avançait en âge et que ses infirmités augmentaient, se choisit un successeur pour le siège de Mayence, et, libre désormais des soins de l’épiscopat, il résplut de consacrer ses dernières années à la conversion des infidèles. Il partit avec quelques coopérateurs zélés pour aller prêcher l’Évangile à un peuple idolâtre, sur les confins de la Frise. Il y baptisa un grand nombre de païens et marqua un jour pour leur administrer le sacrement de confirmation. Mais, comme on ne pouvait les renfermer tous dans une même église, il indiqua une campagne voisine où ils devaient se rendre. Il fit dresser des tentes et y vint au jour marqué. Pendant qu’il priait, attendant les nouveaux chrétiens, on vit paraître, dès le matin, non pas ceux qui étaient attendus, mais une troupe de païens armés d’épées

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