BRIGIDE
tagne) un monastère qui fut l’origine de la ville de Saint- Brieuc.
BRIGIDE ou BRIGITTE (Sainte), Brigitta , vierge, abbesse en Irlande au sixième siècle, honorée le 1 er février. — Consacrée à Dieu dès son enfance, Brigide renonça au monde, et, s’étant retirée dans la solitude, elle se construisit une cellule sous un gros chêne. La sainteté de sa vie attira bientôt auprès d’elle plusieurs personnes de son sexe qui se mirent sous sa conduite et se bâtirent aussi des cellules. Ainsi se forma un couvent dont Brigide fut reconnue supérieure. Elle donna à sa communauté une règle qui fut adoptée par d’autres monastères. Sainte Brigide est regardée comme la patronne de l’Irlande.
BRIGITTE (Sainte), Brigitta , honorée le 8 octobre. — Brigitte, née en 1302, était fille de Birger, prince du sang royal de Suède. Formée à la piété dès sa plus tendre enfance, elle épousa, à l’âge de seize ans, Ulph, prince de Néricée, en Suède, également recommandable par ses vertus. Cette union fut sanctifiée par toutes sortes de bonnes œuvres. Devenue veuve, Brigitte renonça aux rang de princesse, pour se consacrer entièrement .à la pénitence. Elle fonda le monastère de Wastein, au diocèse de Lincopen, en Suède, et y établit la règle de saint Augustin. Cet ordre, dit du Saint- Sauveur, parce qu’il était institué pour honorer la passion du Sauveur, fut approuvé par le pape Urbain Y. Sainte Brigitte se rendit à Rome pour visiter le tombeau des saints apôtres, et fonda dans cette ville une maison destinée à recevoir les pèlerins et les étudiants suédois. Elle fit ensuite un pèlerinage dans la terre sainte, et, de retour à Rome, elle y mourut en 1373.
Rien n’est plus fameux dans la vie de sainte Brigitte que ses Révélations, qui eurent pour objet principal les souffrances du Sauveur. Le livre de ses Révélations , écrit par Pierre, moine de Cîteaux, et par Mathias, chanoine de Lincopen, a été approuvé comme utile pour l’édification des fidèles par le concile de Bâle, et cette décision fut confirmée par le pape Benoît XIV. Sainte Brigitte ne se glorifia jamais des visions