CATHERINE
que l’empereur Maximien, violent persécuteur des chrétiens, l’obligea de soutenir une discussion publique contre plusieurs philosophes et d’y défendre sa foi. Non-seulement la vierge chrétienne triompha de ses antagonistes par la force de ses raisonnements, mais encore la grâce de ses discours toucha leurs cœurs : ils se convertirent et confessèrent hautement Jésus-Christ. Sainte Catherine, après avoir été cruellement tourmentée par les ordres du tyran, eut la tête tranchée. Au huitième siècle, ses précieux restes furent transportés au mont Sinaï et déposés dans un monastère bâti par sainte Hélène. Sainte Catherine est ordinairement représentée ayant près d’elle une roue brisée, ou tenant un glaive, instruments de son supplice. Dans le ménologe des Grecs, elle a une couronne sur le front et un sceptre à la main.
Catherine (Sainte) de Sienne, honorée le 30 avril. — Catherine naquit à Sienne en 1347. Son père, qui exerçait la profession de teinturier dans cette ville, était un homme juste, simple et véritablement chrétien. Il donna une attention toute particulière à l’éducation de sa fille, qui répondit à ses soins par les plus heureuses dispositions de l’esprit et du cœur. Sa vocation pour la vie solitaire se manifesta de bonne heure, et, à l’âge de dix-huit ans, elle prit l’habit de religieuse dans le tiers ordre de saint Dominique. Voici, selon la légende, la vision qu’eut sainte Catherine. Comme elle était en prières dans sa pauvre cellule, Jésus-Christ lui apparut, tenant un anneau qu’il mit au doigt de Catherine. « Moi, ton créateur et ton sauveur, lui dit-il, je te fais mon épouse dans la foi, que tu conserveras toujours pure. Va donc, ma fille, et désormais fais sans hésitation l’œuvre qui te sera assignée par ma providence. » La vision disparut, mais l’anneau demeura au doigt de la sainte fille, anneau invisible à tous les yeux, visible seulement pour elle.
Sainte Catherine sanctifia sa vie par toutes sortes de bon- ' nés œuvres, exerçant sa charité envers les pauvres, qu’elle nourrissait, envers les malades, qu’elle soignait avec un admirable dévouement, envers les pécheurs, qu'elle convertissait par ses exhortations. D’autres soins l’occupèrent encore.