CLOTILDE
à celui qui avait autrefois gagné à Jésus-Ghrist le grand Constantin.
Après la mort de Clovis* sainte Glotilde se retira à Tours, auprès du tombeau de saint Martin; elle y vécut dans la retraite la plus absolue et dans la pratique des bonnes œuvres. Lorsqu’elle sentit sa fin approcher, elle fit venir ses deux fils, Childebert et Clotaire, et leur donna ses avis avec la tendresse et l’autorité d’une mère, leur recommandant avant tout de conserver toujours cette foi catholique que leur père avait embrassée, de respecter les biens et la liberté de l’Église, de soulager les pauvres , de vivre en paix et en union. Elle mourut en 545 , et fut enterrée dans l’église de Saint- Pierre et de Saint-Paul , où reposait déjà sainte Geneviève. Paris possède une église placée sous ^invocation do sainte Clotilde.
Le nom de Clotilde a été porté par une dame de noble naissance, nommée de Surville, qui vivait au quinzième siècle, et sous le nom de laquelle ont été publiées des poésies pleines de grâce.
CLOU (Saint), Olodulphus , évêque de Metz au septième siècle, honoré le 8 juin. — Il était fils de saint Arnould qui, après avoir été premier ministre de Clotaire II, avait renoncé au monde et était devenu évêque de Metz. Saint Clou gouverna son diocèse pendant quarante ans, et, comme son père, il fut plein d’amour pour son peuple, l’appui des faibles, le protecteur des veuves et des orphelins, le modèle du clergé, qu’il édifia par sa piété et sa science.
CLOUD ou CLODOALD (Saint), Clodoaldus, prince mérovingien, prêtre et solitaire, honoré le 7 septembre. — Il était fils deClodomir, roi d’Orléans, et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père et le meurtre de ses deux frères tués par Childebert et Clotaire, saint Gloud, miraculeusement échappé à la mort, résolut de se consacrer à Dieu, et se mit sous la conduite d’un saint solitaire nommé Séverin, qui vivait dans une cellule aux environs de Paris. Là, il s’exerça à toutes les pratiques de . la vie monastique. Or-