DUNSTAN
qu’il semblait qu’on ne pût lui résister; Il était infatigable, sans cesse occupé à terminer les différends, à apaiser les haines, à prêcher la concorde et l’oubli des injures. Miséricordieux envers les pauvres , plein de compassion pour les faibles et les persécutés, il réprimait avec une juste sévérité la violence et l’injustice, et plus d’une fois il rappela à leurs devoirs les hommes les plus puissants de la cour et le roi luimême.
Le jour de l’Ascension de l’année 988, après avoir célébré le saint sacrifice en présence d’une grande multitude de peuple, il adressa aux assistants une touchante exhortation et leur annonça que Dieu l’appellerait bientôt à lui. Tous fondirent en larmes, comme s’ils allaient perdre un père bien aimé. Trois jours après, le saint évêque s’endormit dans le Seigneur.
Dympne (Sainte), Dympna , vierge et martyre, en Brabant, honorée le 15 mai, ou, selon d’autres, le 30 mai.
DYJVAME (Saint), Dynamius [force, énergie , en grec], évêque d’Angoulême, honoré le 19 mai.
EADBURGE. Voy. Edburge.
EANSWIDE (Sainte), petite-fille d’Éthelbert, premier roi chrétien d’Angleterre, abbesse au septième siècle, honorée le 12 septembre.
EBBOX (Saint), Ebbo, évêque de Sens, honoré le 27 août.
ÉBERHABD. Voy. Ëverard. *
EDBURGE ou IDABERGE ( Sainte) , Eadburgis, vierge , en Angleterre, au onzième siècle, honorée le 20 juin.
EDÈSE (Saint), Edesius, martyr à Alexandrie, en Égypte, honoré le 8 avril.
EDGAR * ou EDGARD.
ÉD1LBERT ou ÉTI1ELBERT (Saint), Edilbertus, roi de Kent au septième siècle, honoré le 24 février.
ÉD1STE (Saint), Edista, martyr à Ravenne, honoré le 12 octobre.
ÉDITHE (Sainte), Eadgitha [noble, heureuse, en langue saxonne], vierge, en Angleterre, au dixième siècle, honorée le 16 septembre. — Ëdithe était fille d’Edgar, roi d’Angleterre. Élevée par sa mère dans les sentiments d’une grande piété, elle prit à quinze ans l’habit de religieuse dans le monastère de Wilton, et ne s’occupa que du soin de secourir les pauvres et de soigner les malades. Elle aurait pu monter sur le trône
ÉDITHE.
d’Angleterre ; elle préféra une vie humble et cachée, entière ment consacrée aux bonnes œuvres. Elle mourut en 984, à peine âgée de vingt-trois ans.
EDME ou EDMOND (Saint), Edmundus , archevêque de Cantorbéry, au treizième siècle, honoré le 16 novembre. — Saint Edme naquit en Angleterre, dans la petite ville d’Abington, et fut chrétiennement élevé par sa pieuse mère, nommée Mabile. Après avoir commencé ses études àOxford, il alla les continuer à Paris, et, tout en étant assidu aux écoles publiques, il ne cessait de se livrer à tous les exercices de la piété. Après avoir été ordonné prêtre, il fut chargé de prêcher, et s’acquitta de ce ministère avec un zèle et un talent qui produisirent les fruits de grâce les plus abondants. Plusieurs de ses disciples devinrent célèbres par leur savoir et leur sainteté, et parmi eux on comptait Étienne, qui fut depuis abbé de Glairvaux , et qui fonda à Paris le collège des Bernardins. Revenu en Angleterre, saint Edme y continua ses prédications. Sa renommée le désigna au choix du pape Grégoire IX pour occuper le siège de Cantorbéry, qui était vacant depuis longtemps : ce choix fut confirmé par le clergé et le peuple. Saint Edme n’accepta que par obéissance une si haute dignité; il fut sacré Pan 1234. Mais les vertus qu’il montra comme archevêque ne le mirent point à l’abri des persécutions. Henri III, roi d’Angleterre, pour réparer ses finances épuisées, ne se contentait pas d’imposier ,à ses sujets, et surtout aux ecclésiastiques, des impôts exorbitants; il s’appropriait encore le revenu des évêchés, des abbayes et des autres bénéfices qui étaient à sa nomination et qu’il laissait longtemps vacants. Saint Edme, profondément affligé de ces désordres, reçut du pape une bulle qui l’autorisait à pourvoir aux bénéfices qui ne seraient pas remplis après six mois de vacance. Mais le roi empêcha l’exécution de cette huile. Alors le saint archevêque , ne voulant point paraître approuver des abus qu’il ne pouvait réprimer, partit secrètement pour la France et se retira d’abord à l’abbaye de Pontigny, dans le diocèse d’Auxerre, puis au couvent de Soissy,