BOIT
que reprendre son bien, qui lui avait étéemprunté par le librettiste anglais ; il avait en effet traité d'abord ce sujet à l'Opéra, en 1839, dans un ballet intitulé la Gipsy, dont la musique avait été écrite par Benoist, Marliani et M. Ambroise Thomas. Les interprètes de la Bohémienne au Théâtre-Lyrique étaient, outre Mme Brunet-Lafleur, MUe Wertheimber, MM. Montjauze, Lutz et Bacquié.
BOHÉMIENNE (la), opéra en trois actes, musique de Soubies, représenté à Toulon en
BOHÉMIENS (les), opéra, musique de Pitterlin, représenté en Allemagne vers
BOHÉMIENS (les), opéra-comique, musique de Eberl, représenté à Vienne vers
BOHÉMIENS (les), pastiche anglais, arrangé par M. Farnie, d'après les ouvrages d'Offenbach, la Belle Hélène, la Grande-Du.' chesse, etc., et représenté à l'Opéra-Comique du Strand, à Londres, en mars 1873. Ce pot pourri burlesque n'a pas réussi.
bois (le), opéra-comique en un acte, livret de M. Albert Glatigny, musique de M. Albert Cahen, représenté à l'Opéra-Comique le il octobre 1880. C'est une idylle charmante. La nymphe Doris compte trop sur le pouvoir de ses charmes ; le jeune faune Mnazile y est insensible ; il leur préfère sa liberté. Dons sait si bien s'y prendre, qu'elle triomphe de la froideur de Mnazile et ressent à son tour les tourments de l'amour qu'elle a fait naître. La musique, quoique un peu trop compliquée pour un sujet aussi simple, offre de jolis détails. L'ouverture et la petite symphonie de la scène du ruisseau attestent le mérite du jeune compositeur. Les morceaux les plus remarqués sont l'air de Mnazile, la phrase: Vois ces grappes vermeilles et , dans l'air des amours , le motif: Dis-moi, si tu voyais. Chanté par Mlles ugalde et Thuillier.
boîte À surprise (la), opérette, paroles de MM. Deforges et Laurencin, musique de M. Deffès, représentée à Ems le 2 août 1864, et aux Bouffes-Parisiens le 3 octobre 1865. On a remarqué une ronde provençale chantée par MUe Tostée (36 représentations).
boîte au lait (la), opérette en quatre actes, livret de MM. E. Grange et J. Noriac, musique de M. J« Offenbach, représentée aux Bouffes-Parisiens le 3 novembre 1876. Le titre
lui-même n'a aucune signification dans la pièce ; comment celle-ci aurait-elle de l'intérêt ? Francine vient au secours de son amoureux, le tire de quelques mauvaises aventures, se bat en duel à sa place et traverse victorieusement des ateliers de peintre, des études d'huissier. Les scènes sont décousues, et le jeu des acteurs, surtout des actrices, a seul contribué à procurer à cette opérette un certain nombre de représentations. Quant à la musique, elle est détestable; écrite avec négligence, elle n'offre qu'une suite de petites phrases sautillantes, hachées en menus morceaux. On ne peut rappeler de ces quatre actes que le rondo du lait, le chœur des nymphes, les couplets de Francine venant demander son portrait, ceux de l'hirondelle, le rondo des huissiers et la fable de la Laitière et du pot au lait. Distribution: Francine, MmeThéo; Mistigris, MUePaola Marié ; Paméla, Mil» Luigini; Félicien, MUe Blanche Miroir; Poupardet, Daubray; Souchard, Fugère; Adalbert, Colombey ; Pacheco, Scipion.
boîte DE PANDORE (la), opéra, musique de Fuss (Jean), représenté à Presbourg vers 1800.
* BOITE DE PANDORE (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Théodore Barrièrec musique de Henri Litolff, représenté aux Folies-Dramatiques en octobre 187 1. Le musicien puissant qui avait nom Henri Litolff, l'auteur des deux ouvertures héroïques des Guelfes et des Girondins, venait s'essayer dans un genre que semblait devoir lui interdire son génie inégal, mais mâle et vigoureux. Et cependant il y déploya: des quaîif.és et une souplesse de main qu'on ne se fût pas attendu à trouver en lui. Cet artiste à la personnalité exubérante, grandiose, souvent violente, avait cherché à se faire coquet, mignon, gracieux, et il n'est que juste de dire qu'il y avait jusqu'à un certain point réussi. Sa partition, conçue dans un ordre d'idées si différent de ses appétits ordinaires, renfermait certaines pages pleines de délicatesse et de fraîcheur. Par malheur, si la critique ne manqua pas de les signaler justement, le public n'en sut tenir grand compte, dérouté qu'il était par la sottise et l'extraordinaire médiocrité d'un poème dont la chute méritée entraîna celle de la partition. Car le livret lamentable de la Boîte de Pandore fut une des erreurs les plus prodigieuses de Théodore Barrière. Aussi, malgré les incontestables qualités de la musique, malgré la présence d'une cantatrice charmante, Mme Ferdinand Sal-