GANA
Autrichiens de la Champagne. C'est une fort jolie mélodie villageoise en si bémol à deuxquatre, et accompagnée comme tous les chants de cette époque par des clarinettes, des cors et des bassons. En voici le premier couplet ; les autres sont loin d'être aussi pacifiques :
Vous, gentilles fillettes.
Et vous, jeunes garçons,
Au sod de nos musettes
Unissez vos chansons;
Si vous aimez la danse
Venez, accourez tous.
Boire du vin de France,
Et danser avec nous.
CAMP DE MAËSTRICHT (le), opêra-comiijue en deux actes, paroles de M. Rechenar, musique de M. Ed. Servel, représenté à Montpellier en avril 1859.
CAMP DE silésie, opéra en trois actes, paroles de Rellstab, musique de G. Meyerbeer, représenté pour la première fois à Berlin le 8 décembre 1844. L'action est des plus simples, mais l'intérêt en a paru suffisant dans un pays où le nom du grand Frédéric a conservé tant de prestige. On est en pleine guerre. Le roi, poursuivi par des pandours, se réfugie chez un vieux capitaine nommé Saldorf. Traqué de tous côtés, Frédéric est sauvé par le dévouement héroïque de son vieux soldat qui lui fait prendre les habits de son fils et revêt celui-ci des insignes royaux. Le roi échappe ainsi au péril qui le menaçait, et, au troisième acte, il récompense son libérateur et sa famille. Les morceaux les plus saillants de cette oeuvre, très-admirée en Allemagne, sont, d'abord le récit descriptif de l'aventure du roi par Conrad ; la scène dans laquelle Veilka la bohémienne dit la bonne aventure aux soldats hongrois ; un duo comique et un trio dans le premier acte. Le deuxième acte renferme, outre des chansons de soldats fort originales, le magnifique ensemble de quatre chœurs accompagnés par quatre orchestres dont trois d'harmonie sur la scène. Enfin un trio et un air accompagné par deux flûtes sont les principaux morceaux du troisième acte. G. Meyerbeer a dirigé lui-même l'exécution de son ouvrage, assis au pupitre du chef d'orchestre. Le Camp de Sile'sie n'a pas été donné en France où le sujet aurait eu peu de succès. Mais nous avons pu jouir de la partition admirable du maître ; car il a introduit tous les morceaux que nous avons signalés plus haut dans son opéra de l'Etoile du Nord.
CAMP DE SOBIESKI (le), opéra-comique en deux actes , paroles de Dupaty , musique
de Kreutzer, représenté au théâtre Feydeau le 21 avril 1813.
CAMP DES GRENADIERS (le), opéra, musique de Doppler (Charles) , représenté à Pesth en 1852.
CAMP DU DRAP D'OR (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Paul de Kock, musique de Rifaut, Leborne et Batton, représenté à l'Opéra-Comique le 23 février 1828.
* campamento (el), zarzuela en un acte musique de José Inzenga, représenté au théâtre du Cirque, à Madrid, en mai 1851.
* CAMP AN A DELL1 EREMITAGGIO (la)
[la Cloche de l'ermitage), opéra semi-sérieux en trois actes, livret calqué, ou pour mieux dire traduit par M. Enrico Cofino de celui des Dragons de Villars, musique de M. Errico Sarria, représenté avec le plus grand succès, le 25 septembre 1875, à Naples, sur le théâtre Mercadante (ex-Fondo). Accueilli partout avec la même fureur, cet ouvrage a fait triomphalement le tour de l'Italie. Il est l'un des rares opéras qui, depuis vingt années, n'aient jamais quitté le répertoire des théâtres de ce pays, où il est constamment joué chaque jour. Il avait pour interprètes, au théâtre Mercadante, Mme Rubini-Scalisi, MM. Romero, Panzetta, "Viganotti et Testada.
* campanadas (las), zarzuela en un acte, paroles de MM. Arniches et Canto, musique de M. Ruperto Chapi, représentée en 1894 au théâtre Apolo, de Madrid.
CAMPANELLO (il) (la Sonnette), opérabouffe en un acte, paroles et musique de Donizetti, représenté enltalie en 1836. Lorsqu'on monta cet ouvrage à Saint-Pétersbourg, en janvier 1864, il fut encore trouvé charmant. Traduit en français par Jules Ruelle, il fut joué sous son titre italien, il Campanello, le 2 mai 1865, aux Fantaisies-Parisiennes, pour l'inauguration de ce théâtre, disparu depuis lors.
* CAMPANERO Y SACRISTAIN, zarzuela en un acte, musique de MM. Fernandez Caballero et Hermoso, représentée à Madrid vers 1891.
CAMPASPE, opéra, musique de Casali, représenté à Venise en 1740.
CAMPI elisi (i), opéra italien, musique de Caruso, représenté à Milan en 1788.
CANARD A trois BECS (le), opéra-bouffe en trois actes, paroles de M. Jules Moinaux,
CAND
CANN
musique de M. Emile Jonas, représenté au théâtre des Folies-Dramatiques le 6 février 1869. Comment se fait-il que des auteurs perdent leur encre à écrire des farces qu'on n'aurait pas voulu jouer au siècle dernier sur les théâtres de la foire ? Comment des musiciens de talent les acceptent-ils? C'est là un phénomène étrange, un des signes de ce temps. Je pense que mes lecteurs se contenteront de savoir que ce canard à trois becs était un volatile fort extraordinaire, auquel les Brabançons vouaient une sorte de culte superstitieux, parce qu'ils croyaient que, tant qu'il vivrait, les Espagnols ne reviendraient pas dans leur pays. Or, cette bête a disparu, et le bourgmestre, la garde civique, un capitaine de vaisseau qui ne s'est jamais embarqué, autre amiral suisse, sont sur pied pour conjurer les malheurs qui menacent leur patrie. Le capitaine part, mais ne s'embarque pas. En son absence, les galants montent à l'abordage de sa maison; lorsque le marin revient chez lui, on découvre le neveu d'un épicier qu'on prend pour le fils du duc d'Albe et qu'on fourre en prison. Quant au canard, un cuisinier libre penseur l'a accommodé aux petits oignons. Voilà ce que tout le Paris mondain et dilettante a couru voir jouer pendant plusieurs mois. La musique associée à ce canard forme avec lui un accouplement bizarre. Elle a de la grâce, une certaine distinction relative ; elle est ingénieuse. Les motifs, sans être bien originaux, sont présentés sous une forme qui ne manque pas d'élégance. L'harmonie et l'orchestration décèlent une main expérimentée. Si ce n'était la bouffonnerie de l'exécution, on se serait cru à l'Opéra-Comique dans le voisinage d'Albert Grisar, moins toutefois la petite teinte de poésie que ce charmant compositeur mettait dans ses tableaux les plus familiers. Je citerai le duo d'amour et une jolie sérénade au 2» acte, et dans le 3e un quatuor plein de brio et un rondo. Joué par Marcel, Milher et Mlle Lovato.
CANDACE, opéra italien, musique de Lampugnani, représenté au théâtre Saint-Chrysostome, de Venise, en 1740.
CANDALIDE, opéra italien, musique d'Albinoni, représenté à Venise en 1734.
CANDAULE , opéra italien , musique de Ziani, représenté à Venise en 1679.
CANDAULE , RE DI LIDIA , opéra italien, musique de Sarri, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1706.
* candelada (la), zarzuela en un acte, paroles de MM. G. Alvarez et Paso, musique de M. Pozas, représentée au théâtre Moderne de Madrid en juin 1883.
candiano IV, opéra italien, musique de Ferrari (J.-B), représenté à Florence en 1842, puis successivement à Milan, à Venise, à Trieste et enfin au théâtre de la Fenice, à Venise, en janvier 1858.
CANDIDAT INSTITUTEUR (le) , opéra en un acte, musique de Mme Paradies , représenté au Théâtre - National de Vienne en
CANDIDATS DE KAFFKA (les) , opéra allemand en un acte, musique de Bierey, représenté à Dresde en 1798.