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CASTOR ET POLLUX, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, poème de Gentil Bernard , musique de Rameau, représentée à l'Académie royale de musique le jeudi 24 octobre 1737. Mlle Salle, danseuse alors célèbre, y remplit le rôle d'Hébé. Jélyotte y chanta celui de Castor, lors de la seconde reprise, qui eut lieu en 1754. Quoique depuis longtemps cet ouvrage ne soit plus au théâtre, de beaux fragments en sont restés, entre autres le bel air de Télaïre : Tristes apprêts, pâles flambeaux , qui fait partie du répertoire de la Société des concerts du Conservatoire. C'est un des meilleurs modèles du style large et pathétique du maître français.

Cette tragédie lyrique, remise en musique par Candeille , fut représentée à l'Opéra le 14 juin 1791. La tentative présomptueuse de ce compositeur fut couronnée de succès. Il est vrai qu'il conserva de la partition de Rameau l'air si dramatique Tristes apprêts, un chœur au second acte et la scène des démons au quatrième. Cet ouvrage , ainsi refait et animé du souffle du grand compositeur dijonnais, fut repris en 1814, et une dernière fois en 1817. On ne sait si on doit se plaindre du vandalisme qui a eu pour effet de procurer, jusqu'à cette époque, l'audition de trois chefsd'œuvre. On donnait Castor et Pollux le mardi 20 juin 1791, jour où le roi et la famille royale allèrent à l'Académie de musique pour la dernière fois. Quelques phrases du livret se prêtaient à une allusion à la reine. Des spectateurs y applaudirent vivement, et Marie- Antoinette, de dire aux personnes qui l'entouraient : « Voyez ce bon peuple, il ne demande pourtant qu'à nous aimer. »

CASTOR ET POLLUX, opéra allemand, musique de Vogler, rep. àManheimen 1791.

CASTOR ET POLLUX , tragédie lyrique en cinq actes , de Bernard , refaite par Morel, et remise en musique par Winter, représentée par l'Académie impériale de musique le 19 août 1806. On croit que, moins coupable que son collaborateur, "Winter se pilla luimême et qu'il appropria au poème qu'on lui avait confié, la musique d'un de ses opéras italiens représentés à Londres. Sa partition fut jugée inférieure, non seulement à celle de Rameau, mais même à celle de Candeille. Winter était néanmoins un maître , un harmoniste supérieur. Il a excellé dans la musique sacrée.

CASTORE E POLLUCE, opéra italien, musique de Federici, représenté à Milan en 1803.

CASTRONI (i) [les Moutons], opéra italien, musique de Robuschi, rep. à Parme en 1786.

CATACOMBES (les) , opéra en trois actes,

paroles de M. Hartmann, musique de M. F.

Hiller, représenté avec succès à Carlsruhe en

décembre 1862 et à Rotterdam, le 19 décem-

. bre 1863.

CATALANA , opéra italien , musique de Guglielmo Branca, représenté au théâtre de La Pergola, à Florence, en février 1876.

CATALANS (les), opéra en deux actes, paroles de Burat de Gurgy, musique de M. Elwart, représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, dans le mois de janvier 1840. On a remarqué dans cet ouvrage plusieurs morceaux bien traités, notamment l'air de Paquita au premier acte, la romance de Marcel, et le grand air d'Andréa, qui a été vivement applaudi. Les interprètes de cet opéra ont été Wermelen, Boulard et M™? Félix.

* CATALINA, zarzuela en trois actes, paroles de Luis Olona, musique de Joaquin Gaztanïbidc, représentée au théâtre du Cirque, à Madrid, le 23 octobre 1854. On cite cet ouvrage comme l'un des plus complets et des plus remarquables du compositeur espagnol ; il contient surtout un nocturne et une scène dramatique de la plus grande beauté. Tout le troisième acte est hors de pair, et l'on y distingue, outre le chœur d'introduction, un excellent duo comique et un quatuor qui est une page de premier ordre.

CATARINA CORNARO, opéra allemand, musique de Lachner (François), fut représenté pour la première fois à Munich, où le compositeur remplissait les fonctions de maître de chapelle du roi de Bavière, vers 1840. Le sujet de cet opéra est le même que celui de la Reine de Chypre; c'est une belle tragédie lyrique qui, sans avoir le grand mérite de l'opéra français du regrettable Halévy, n'en est pas moins une œuvre fort intéressante et justement appréciée en Allemagne. Lachner s'est rendu célèbre surtout par ses symphonies et par l'influence qu'il exerça sur l'orchestre du théâtre Royal, qui devint, sous sa direction, l'un des meilleurs de l'Europe. Catarina Cornaro fut représentée aussi à Vienne , à Berlin , à Francfort, à Manheim et à Bruxelles.

CATARINA CORNARO, opéra italien, musique de Donizetti, représenté au théâtre San-Carlo, à Naples, pendant la saison du carnaval de 1844. Cet ouvrage avait été écrit

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