ALADIN OU LA LAMPE MERVEILLEUSE
opéra en cinq actes, paroles d'Etienne, musique deNicolo Isouard. Cet ouvrage fut le dernier du gracieux compositeur, et encore le laissa-t-il inachevé. Benincori le mit en état d'être représenté, ce qui eut lieu le 6 février 1822. Quoique la musique se ressentît de la défaillance physique de Nicolo , l'opéra à'Aladin obtint un des plus grands succès qu'on ait vus jusque-là au théâtre. On cite surtout l'air : Venez , charmantes bayadères. Parmi ces bayadères se faisait remarquer la fameuse MUe Bigottini, une des célébrités chorégraphiques de l'époque. Du reste, la mise en scène était splendide. C'est à la première représentation de la Lampe merveilleuse qu'on vit briller le gaz à l'Opéra pour la première fois. Nous ne voudrions pas affirmer que cet éclairage alors merveilleux ait été étranger à la vogue dont a joui Aladin.