TANNEOUY DUCHATEL, LE CHEVALIER DUNOIS ET LE PEUPLE
Vive le roi !
bedford, en montrant le dauphin.
Qu'il ose donc, ce roi, me disputer l'empire.
le dauphin, qui se relève et saisit l'épée d'un des
siens.
Montjole et Saint-Denis ! chevaliers, avec moi
Jetez le cri de délivrance.
Et la victoire y répondra.
Guerre aux tyrans ! jamais en France,
Jamais l'Anglais ne régnera.
Chœur général des chevaliers et du peuple, gui prêtent serment au dauphin.
Jetons le cri de délivrance Et la victoire y répondra.
Vive le roi ! jamais en France, Jamais l'Anglais ne régnera.
L'opéra de Charles VI a eu à l'origine plus de cent représentations. Barroilhet s'est montré aussi bon chanteur qu'acteur intelligent dans le rôle difficile de Charles VI. Mme Rosine Stolz , tantôt gracieuse , tantôt énergique, a créé le rôle d'Odette avec un talent qui sera difficilement égalé. Duprez s'est promptement démis d'un rôle trop jeune et écrasé par les deux autres. Mme Dorus , Levasseur et Canaple ont interprété ceux de la reine, de Raymond et du duc de Bedford. Poultier, dont la voix était si agréable, se faisait applaudir dans les jolis couplets de la sentinelle, au cinquième acte :
A minuit, Le seigneur de Nivelle Me mit en sentinelle.
Et s'en alla sans bruit Souper avec la belle Qui m'attendait chez elle, A minuit.
Si ta belle
Est sans foi,
Sentinelle
Garde à toi!
Nous nous sommes étendu plus que nous ne
le faisons d'ordinaire sur cette œuvre remarquable , parce qu'elle fait le plus grand honneur à l'école française , et qu'elle sera d'autant plus appréciée qu'on la connaîtra mieux.
CHARLES THE BOLD {Charles le Téméraire), opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers 1810.
* CHARLES THE TWELFTH (Charles XII), opéra, musique de John Barnett, représenté à Londres vers 1828. Cet ouvrage contenait une ballade : Rise gentle Moon, qui devint et resta longtemps populaire.
charlotte corday, drame historique en huit tableaux, de MM. Van der Ven et Emmanuel Hiel, avec musique de M. Pierre Benoît, représenté au théâtre flamand d'Anvers le îs mars 1876.
Ceci n'est pas un opéra, mais un simple drame, dans lequel, néanmoins, la musique occupe une place importante, sous forme d'ouverture, chœurs, mélodrames, etc.
CHARLOTTE ET WERTHER, opéra en un acte, paroles de Dejaure, musique de Kreutzer , représenté au théâtre Favart le l« février 1792.
CHARME DE LA VOIX (le), opéra en un acte, paroles de Gaugiran-Nanteuil, musique de Henri Berton, représenté à l'Opéra-Comique le 24 janvier îsn.
* CHARME LUNAIRE (le), opéra- comique romantique, paroles et musique de M. G-. Riemenschneider, rep. à Posen en mars 1887.
charmes DE l'harmonie (les), divertissement, musique de] Chauvon, musicien ordinaire de la musique du roi. Cet ouvrage a paru vers 1740.
charmeurs (les), opéra-comique en un acte, paroles de M. de Leuven , musique de Ferdinand Poise, représenté au Théâtre- Lyrique le n mars 1855 ; repris à l'Opéra- Comique.
CHARMEUSE (la), opérette en un acte, paroles de M. Edouard Fournier, musique de M. Caspers, représenté aux Bouffes-Parisiens le 12 avril 1858.
CHARMEUSE (la), opéra-comique en deux actes, musique de M. Alfred Dard, représenté à Saint-Etienne dans le mois de mars 1 860.
* charmeuse (la), opéra en quatre actes, livret de M. Schpajinsky, tiré d'un drame du même auteur, musique de Pierre Tschaï-
CHAS
CHAS
kowsky, représenté au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg en octobre 1887. L'action imaginée par M. Schpajinsky semble appartenir à la race quelque peu brutale de nos vieux mélodrames français. Il s'agit ici d'une jeune femme fort belle, nommée Nastassia et qu'oïi surnomme « la commère ». Envieux de sa fortune, un misérable, nommé Mamyroff, ne cesse de répandre des calomnies sur son compte, si bien que le prince Kourlatieff, gouverneur de la province, veut savoir par luimême à quoi s'en tenir. Mais à peine celui-ci s'est-il trouvé en présence de Nastassia qu'il en devient éperdument amoureux, ce qui inspire à sa femme une haine mortelle contre « la commère ». Par dévouement pour sa mère, Youry, leur fils, se propose de tuer Nastassia, mais, dès qu'il l'aperçoit, il s'en éprend follement à son tour. La princesse, alors, assouvit elle-même sa vengeance, et empoisonne celle qu'elle considère comme sa rivale. Pour compléter l'ensemble, le père, pris de fureur, frappe son fils mortellement. Il y a des sujets plus gais. Celui-ci est éclairci, de-ci, de-là, par un certain nombre de scènes populaires et mouvementées, qui sans doute ont séduit le compositeur. Toutefois, Tschaïkowskyaété souvent plus heureux que dans cet ouvrage, qui, malgré d'indéniables qualités, ne comptera pas parmi ses meilleurs. Son œuvre a été tout d'abord accueillie avec sympathie par le public russe, dont il était un des maîtres préférés, mais son succès ne s'est pas soutenu et elle n'est point restée au répertoire. — On désigne parfois cet ouvrage sous le titre de la Magicienne.
CHASSE (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Desfontaines, musique du chevalier de Saint-Georges, représenté à la Comédie- Italienne le 12 octobre 1778. Cet ouvrage n'eut pas de succès, malgré l'intérêt qui s'attachait à la personne du chevalier de Saint-Georges, qui fit plus d'honneur à son maître d'escrime La Boëssière qu'à Gossec, son maître de composition musicale. Il faut cependant reconnaître que cet amateur a laissé des sonates de violon assez estimées.
CHASSE (la), opéra, musique de Schenck, représenté à Vienne en 1797.
CHASSE (la) , opéra-comique allemand , musique de Blumenrœder, représenté pour la fête du roi de Bavière, au théâtre royal de Munich en 1810,
CHASSE (la), opéra allemand, paroles de
Weiss , musique d'Adam Hiller , représenté en Allemagne à la fin du xvm» siècle, repris à Manheim en décembre 1855.
* chasse AU bonheur (la), opérette, musique de M. Franz de Suppé, représentée en octobre 1888 au Carl-Theater de Vienne.
* CHASSE AU LOUP (la), opérette en un acte, paroles de MM. Cosseret et Guy, musique de M. Félix Pardon, représentée à l'Éden- Concert le 17 septembre 1887.
* CHASSE AU PIERROT (la), opérette en un acte, paroles de M. Blercy, musique d'Auguste Léveillé, représentée au théâtre de Belleville (Paris) le 27 février 1881.
chasse aux rivaux (la), opérette en un acte, livret de M. Francis Tourte, musique de M. le marquis Jules d'Aoust; représenté dans la salle Herz le 23 janvier 1876. La scène se passe sur les bords d'un lac en Suisse. Dans cette pièce vive et gaie, une jeune aubergiste se joue agréablement de la jalousie d'un riche voyageur épris d'elle, et parvient à se faire doter par lui pour épouser celui qu'elle aime. La musique est mélodique, toujours gracieuse et en harmonie avec le sujet. On a applaudi surtout un duo, la romance du lac et une jolie valse. Chanté par Gallois et MUe Marcus.
CHASSE du BURGRAVE (la), scène dramatique à sept voix avec chœurs, musique d'Amédée de Roubin, représentée dans des solennités musicales en province vers 185 1.
CHASSE DU ROI CHARLES (la), opéra suédois , musique de M. Fritz Pacius d'Helsingfors, rep. à Stockholm en janvier 1857.
CHASSE MAGIQUE, opéra allemand, musique de Hoffmeister, écrit vers 1806.
CHASSE PRINCIÈRE (la), opéra allemand, paroles de Kotzebue, musique de Ohmann, représenté à Revel vers 1815.
CHASSE ROYALE (la), opéra de genre en deux actes, paroles de M. de Saint-Hilaire, musique de Godefroid, représenté sur le théâtre de la Renaissance le 29 octobre 1839. Le sujet est rebattu. François' Ier, une bouquetière nommée Denise, la duchesse d'Etampes, le comte de Saint-Pol et le paysan Basile s'égarent, se poursuivent, s'évitent dans les bois et se retrouvent au dénoûment. La musique a paru d'ailleurs agréable. On a remarqué un duo entre le roi et Denise, et le grand air de celle-ci chanté avec un brio charmant et une grâce exquise par l'actrice anglaise
CHAS
CHAT
Mme Anna Thillon. Hurteaux, à qui les rôles de basse étaient échus au théâtre de la Renaissance, jouait le rôle de François 1er.
chasse SAXONNE (la) , opéra , musique de Cadaux, représenté au théâtre de Toulouse en 1839.
chasseur DE CHAMOIS (le), opéra allemand , musique de Bierey, représenté à Vienne vers 1808.
* chasseur DE SOEST (les), opéra-comique populaire en trois actes, paroles de M. L- Winternitz, musique de M. A. Raida, représenté au théâtre du Walhalla de Berlin, en novembre 1887-
* CHASSEUR DE trente (le), opéra, livret tiré par M. Ottomeyer d'une légende alpine de Baumbach intitulée Zlatarog, musique de M. Albert Thierfelden, représenté avec succès au théâtre municipal de Rostock en avril 1893.
* CHASSEUR FANTASTIQUE (le), opéra, paroles de MM. J. Wolff et G. Wagner, musique de M. A. Schulz, représenté à Brunswick en novembre 1887. L'auteur remplissait les fonctions de chef d'orchestre au théâtre.
* CHASSEUR MAUDIT (le) [Wilde Juger], opéra romantique en quatre actes, livret tiré d'une légende de Julien Wolff, musique de Victor Nessler, représenté à Strasbourg en décembre 1882. Il s'agit ici d'un noble chevalier, le comte Hackelberend, qui se livre au plaisir de la chasse avec une sorte de passion effrénée pour se distraire d'un cuisant remords, qui n'en commet pas moins un acte sacrilège en lançant son poignard contre un crucifix, et qui meurt damné pour sortir bientôt de sa tombe et devenir le Wilde Jseger, le chasseur maudit créé par l'imagination populaire et qui hante l'Odengebirg, le Brocken et les Vosges. Le sujet prête au lyrisme, et l'on a félicité le compositeur du parti qu'il en avait su tirer. Le rôle du chasseur était tenu à souhait par le baryton Heine ; les personnages féminins étaient représentés par Mmes Aman, Marion et Mlle Hoch.
chasseur SAUVAGE (le), opéra, musique de Payer, rep. à Vienne vers 1 807.
CHASSEURS DE SIBÉRIE (LES), opéra russe, musique d'Antoine Rubinstein, représenté à Saint-Pétersbourg vers 1852.
CHASTE SUZANNE (la) , opéra de genre en quatre actes, paroles de Carmouche et de F. de Courcy, musique de Hippotyte Moupou, représenté sur le théâtre de la Renaissance
le 27 décembre 1839. Le livret est d'une inconvenance telle que le public du théâtre de la Renaissance ne l'a pu tolérer. Partant de cette idée fausse que les sujets bibliques réussissent rarement au théâtre, parce qu'ils n'offrent pas de scènes familières qui rompent la monotonie du sujet, les auteurs du poème se sont imaginé de donner aux vieillards un caractère bouffon. Les sujets sacrés sont trop respectables pour qu'on se permette d'y introduire, sous prétexte de variété , des scènes comiques, encore moins burlesques, et leur succès sera d'autant plus réel et durable que les auteurs se seront maintenus dan3 le caractère de gravité et d'élévation qu'ils comportent. Si le poète et le musicien sont trop au-dessous de leur tâche, la pièce est lourde et monotone; s'ils possèdent au contraire les qualités propres à ce genre de composition , si le souffle de l'inspiration ne leur fait pas défaut, leur œuvre participe à la sublimité du sujet; sic itur ad astra. Les opéras de David, de Saûl, de la Mort d'Adam n'ont pas eu de succès, cela est vrai; mais /oseph, Moïse sont encore l'objet de l'admiration universelle ; et au Théâtre-Français les sujets bibliques et chrétiens à'Athalie, à'Esther , de Polyeuete sont rangés parmi les chefs-d'œuvre du répertoire. Au point de vue de l'inspiration musicale, l'opéra de la Chaste Suzanne est, à notre avis , le meilleur ouvrage lyrique d'Hippolyte Moupou. Dans la partie sérieuse, nous signalerons une romance naïve et charmante de Daniel, dans le premier acte ; la scène de l'accusation , dans le second ; l'air de Daniel , la symphonie du sommeil et de la vision, dans le troisième acte. Le duo bouffe des vieillards, écrit pour deux basses, a de la verve et de l'originalité. MM. Géraldi et Bussine l'interprétaient avec succès dans les salons. Cette partition offre, comme toutes celles de Moupou, des inégalités et des bizarreries qui expliquent la sévérité des connaisseurs; cependant, il faut reconnaître qu'elle renferme des mélodies délicieuses et d'un cachet incomparable, telles que la phrase de Daniel intercalée dans le duo :
Comment, dans ma jeune âme,
Supporter à la fois Ce tendre regard de femme , Le son charmant de cette voixT
Les interprètes de cet ouvrage ont été la haute - contre Laborde , la basse Euzet , Mme Anna Thillon et MUe Ozy.
CHAT BOTTÉ (le), opéra-comique en quatre actes, paroles de Cuvelier, musique de
CHAT
CHAT
Foignetfils, représenté au théâtre des Jeunes Artistes le 19 mars 1802.
* chat botté (le), féerie-opérette en trois actes, paroles de M. Bouvret, musique de M. Adrien Bérou, représentée au théâtre de la Galerie-Vivienne le 24 décembre 1888.
* CHAT BOTTÉ (le), opéra-comique en trois actes, paroles de M. Bellier, musique de M. Charles Haring, représenté à Bordeaux le 17 février 1890.
* CHAT DU DIABLE (le), opérette-féerie en trois actes, paroles de MM. Nuitter et Tréfeu, musique de Jacques Offenbach, représentée au théâtre du Châtelet le 19 octobre 1893. C'est l'adaptation française de l'opérette Wittington et son chat, tirée du conte si fameux en Angleterre, que le compositeur avait écrite, au prix de 75,000 francs, pour un théâtre de Londres. La musique n'en est pas de la meilleure venue, et le sujet lui-même n'a captivé que d'une façon très relative le public parisien. En dépit d'une mise en scène luxueuse, de tableaux somptueux et de ballets séduisants comme le théâtre du Châtelet a coutume d'en offrir à, ses spectateurs, le succès a été médiocre et de courte durée.
* CHAT PERDU (le), comédie en un acte mêlée d'ariettes, musique de Benjamin de La Borde. Cet ouvrage, comme beaucoup d'autres du même auteur, avait sans doute été écrit pour un théâtre particulier. On ne sait aujourd'hui où il a été représenté, mais la partition en a été gravée en 1769.
CHÂTEAU A TOTO (le) , opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de M. Jacques Offenbach, représenté au Palais-Royal le 6 mai 1868. Bouffonnerie jouée par Gil-Perez, Brasseur, Hyacinthe , Lassouche , Mlles Zulma Bouffar, Worms, Paurelle, Alphonsine.